Quand les immigrés pensent pour nous

En partenariat avec Respect Mag, Metro relaie l’Appel pour une République multiculturelle et postracial. Rokhaya Diallo y développe le thème: « Quand on est français, on n’a pas à s’intégrer ».

TL :  Oui Rokhaya, quand on est Français on a pas à s’intégrer parce que notre mode de vie nous est naturel.  Il coule dans nos veines et comme on dit ici, il coule de source, cela depuis de nombreuses générations et souvent de nombreux siècles. Les Nouveaux arrivants, nous ne leur demandons pas de s’intégrer. Conscients des hautes valeurs religieuses et culturelles qu’ils véhiculent et désirant qu’ils les conservent, nous les FDS, les Fromages, les Babtous, nous les invitons à reprendre l’avion ou le bateau vers les terres d’où ils sont de souche, où chez eux ils ne seront pas discriminés et n’auront pas à s’intégrer, où ils pourront s’épanouir et se rendre utile à leurs frères et à leur patrie qui a tant besoin d’eux.

Rokhaya Diallo, présidente de l’Association Les Indivisibles 

 

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Les débats actuels sont focalisés sur une injonction obsessionnelle : pour être acceptés, les citoyens d’origine étrangère doivent « s’intégrer ». Tout se passe comme s’il y avait d’un côté les « vrais » Français légitimes dont l’intégration ne fait aucun doute et de l’autre les Français présumés étrangers, ceux dont l’identité française est rendue suspecte par leurs noms imprononçables, leurs faciès trop bronzés ou leurs pratiques culturelles trop visibles.

TL : Oui, Rokhaya, tu as bien compris. Tant qu’il y aura des FDS, ils ne reconnaîtrons jamais les Français de papier comme des Français. Comme le disait le Général : « Les Français sont quand même des race blanche, de culture latine et greque et de religion chrétienne », que cela te plaise ou non. Et ce n’est pas à toi, invitée sur notre terre de décider qui est Français.
Ces Français éternellement désignés comme « issus de l’immigration » – quelles que soient le nombre de générations qui les séparent de ladite immigration – sont confrontés à un cruel paradoxe : ils doivent sans cesse faire des efforts pour prouver qu’ils sont dignes d’être français tout en masquant tous les signes – notamment religieux – qui pourraient remettre en question leur appartenance à la Nation. Perpétuellement renvoyés à une identité étrangère, ils subissent en permanence les questions suspicieuses (« d’où venez vous ? »), tels d’éternels nouveaux venus tout droit débarqués d’une brousse exotique. La méfiance est telle qu’un « ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale » veille à la détection des bons Français: chaque jour le ministre en charge de ce portefeuille s’assure que la mauvaise intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration ne menace pas l’Identité Nationale.

Et oui, et dans 100 ans encore, ils seront pour nous des étrangers.  

Ainsi, la responsabilité de l’intégration reposerait sur les immigrés et leurs descendants supposés inaptes à trouver une place dans la communauté nationale. Hélas, trop rares sont ceux qui questionnent la République quant à sa volonté de reconnaître enfin tous ses citoyens, et « d’intégrer » son identité multiculturelle et multicolore.

c’est incompréhensible ce que tu bafouilles. Alors l’intégration est un mythe, mais il faudrait que la « République intègre son identité culturelle et multicolore » ? 

C’est pourtant une remise en cause indispensable pour que cesse enfin cette division dont découle une citoyenneté à deux vitesses. L’intégration est un mythe qu’il serait temps de remettre en question : « il n’existe pas de souche gauloise « pure » où auraient poussé les vrais Français. » Le terme d’intégration doit disparaitre tout comme le ministère qui y oppose l’immigration et l’identité nationale.

Là, tu as tout faux Rockhaya, des Gaulois de souche ils en existe encore beaucoup. Mais on comprends tes lacunes dans une  histoire qui t’est étrangère. Beaucoup d’entre nous seraient incapable de dire si les Wolofs sont de souche sénégalaise, malienne ou maurétanienne, pour autant que ces pays en soient, parce qu’ils résultent davantage des partages coloniaux, que de limitent ethniques.

Devant tous ces problèmes métaphysiques qui se posent à euxs, IL N’Y A QU’UNE SEULE SOLUTION POUR LES PAUVS’IMMIGRES …

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