L’imposture malsaine et mensongère

Les romans de guerre de la collection Gerfaut .

L’autre jour, en fouinant dans une bourse aux livres d’occasion, une couverture de roman a retenu mon attention. Il s’agissait d’un récit de guerre qui se présentait comme un document explosif, donc comme une vérité dévoilée en somme et choquante. Choquante l’était en tout cas la couverture. Un gros titre « Fraülein SS » avec une blonde, idéal germanique, en tenue sado-maso, tenant un fouet, dans le style années soixantes (voir photo ci-dessous).

Le livre est présenté comme un document.

Le nom de l’auteur, Kurt GERWITZ, laisse évidemment à penser que l’auteur est Allemand et que vu l’époque où le récit a été écrit (années 60/70), il a dû participer de près aux évènements qu’il raconte. D’où un ajout de crédibilité pour le lecteur : un des bourreaux passe aux aveux !

En effet, qui mieux qu’un ancien soldat pour parler de la guerre ou qu’un ancien médecin pour parler des expériences faites sur des prisonniers ?

Et pour valider le tout ; le livre est présenté comme un document ; donc ayant une valeur historique.

Pourtant, à vrai dire, connaissant des Allemands et notamment ayant eu la chance de rencontrer d’anciens soldats, je trouvais cette couverture dégradante pour l’image des femmes allemandes et contraire à l’idéologie Nationale Socialiste pour qui la femme idéale était plutôt l’épouse attentive, la mère d’une nombreuse famille et la maîtresse du foyer.

Bref ça sentait le racolage à plein nez, le coup monté et je ne suis pas né de la dernière pluie savoir que nombres de récits de guerre prétendument vécus ont été simplement inventés pour permettre soit de falsifier l’histoire, soit pour que l’auteur puisse déverser sa haine sur ceux qui ne sont plus en mesure de se défendre des pires accusations, soit dans le but de propager ses déviances et ses tares sous couvert d’un pseudo, ou plutôt le tout à la fois.

Je me lance dans une investigation

Mais au début, naïvement, j’ai pensé ; comment un allemand, un soldat, peut-il écrire de telles ignominies sur son peuple ?

Car si les jeunes générations, ignorantes se complaisent parfois à cracher sur leurs grands-parents, les anciens n’ont jamais rien regnier de ce qu’ils ont vécu à cette époque, malgré ce qu’en dit la propagande. Toutefois, dans le doute, je me suis lancer dans une enquête pour savoir qui était l’auteur.

Et surprise !

Un auteur prolifique :

Mes premières recherches m’ont permis de trouver pas moins de 44 romans signés K. Gerwitz, tous sur la seconde guerre mondiale entre 1964 et 1980.

http://www.bibliopoche.com/fiche_auteur.php?n=1367&b=0&show=20&nbRes=44

Puis je me suis aperçu que de nombreux autres romans de même style avaient été écrit sur le même sujet dans la même collection Gerfaut par d’autres auteurs dont :Karl von Vereiter, Heinrich Zimmer, Hans Kluber etc.

Je trouve un mail sur internet…

...Folial said

Bonjour,
Il ne s’agît pas d’un commentaire. Je voulais me mettre en contact avec vous car j’ai lu dans un Forum que vous avez une liste des livres de la colletion de guerre Gerfaut.
Je suis une fille de Enrique Sanchez y Pascual (Karl Von Vereiter, Heinrich Zimmer, Kurt Gerwitz, etc.) Je suis en train de préparer une page en mémoire de mon père pour la famille et je voulais récupérer les titres des livres qu’il a écrit. Pour Gerfaut j’ai quelques problèmes à trouver la collection et donc les titres.
Je vous remercie de toutes information que vous pourriez me donner.
Salutations
May Sanchez

http://editionspopulaires.blogspot.com/2006/09/armed-services-edition-1.html

Et tout s’éclaircit…

« Je suis une fille de Enrique Sanchez y Pascual (Karl von Vereiter, Heinrich Zimmer, Kurt Gerwitz, etc.) » Voilà qui devient plus clair. Une seule personne serait en fait derrière plusieurs noms d’auteurs de récits de guerre.

En résumé, ceux que l’on pouvait prendre pour différents auteurs qui auraient témoigné sur des événements vécus de la guerre (je vous rappelle ; le document explosif sur la couverture) sont, en fait, un seul et même homme. Pas du tout Allemand, semble t-il, de surcroît.

Je poursuis mes recherches sur le mystérieux Enrique Sanchez (y) Pascual. Voici tous les éléments bibliographique que j’ai pu réunir.

Voici le fameux Teuton Kurt Gerwitz
 

E. Sachez Pascual est né à Madrid en août 1918. Il est étudiant en médecine lorsque éclate la guerre d’Espagne. Républicain, il s’exile en France lorsque les choses tournent mal. Ainsi, celui qui semble si bien connaître la guerre chez les autres, n’a même pas participé à celle de son propre pays. En France, il y rencontre sa future femme (exilée aussi ?) Angeles Abuli qu’il épousera et dont il aura 5 enfants : Christiane, Henri, Roland, Yolande et Mai (ou May).

De retour au pays après la guerre mondiale, il aura quelques ennuis avec la justice et fera un séjour en prison.

Son parcours professionnel reste flou. On sait qu’il était représentant d’une société pharmaceutique à Madrid dans laquelle il écrivait des poésies médicales (sic).

 

Encouragé par un ami écrivain, il tente sa chance dans la littérature populaire où il rencontre le succès. Ses genres de prédilections sont les histoires de guerre et les romans de science-fiction.

Il n’a quasiment jamais écrit sous son vrai nom et comptabilise au moins 36 pseudonymes, surtout à consonance anglo-saxonne pour la SF et germanique pour la guerre. Mais aussi quand il écrit sur la psychanalyse, il estime que ce sont les Juifs qui sont le plus qualifiés. Alors le caméléon Sanchez Pascual se tranvestie en Isaias Bronstein !

A l’occasion, il sera aussi une femme, un général ou un docteur au grès de ses besoins et surtout pour que ses lecteurs croient qu’ils ont affaire à un spécialiste de choix.

Il semble que rien n’arrête l’imagination bouillonnante de notre écrivain.

Ses pseudonymes :

-Alan Star
-Alan Comet
Alex Simmons
-Charlotte Duval
-Dr. Paul Lanvier
-E. Altable
-E.L. Retamosa
-E. Sánchez
-E.S. Pas-cual
-Erik Grüberg
-Erik Von Waldeyen
-Frank Krieg
-General Major Derwerch Macht
-Hans Klüberg
-Harry Cowerland
-Hel-muth Swaig
-Henri Brets-Fournier
-H.S. Thels
-Isaias Bronstein
-Karl Von Vereiter
-L’asting Grumbler (es presumible)
Law Space
-Lewis Altable
-Lionel Sheridan
-Ludwig Kranz
-Ludwig Wassermann
Marcus Sidéreo (compartido con María Victoria Rodoreda, alias Vic Logan)
-Max Altable (o también, M. Altable)
-Oskar Soren
-Roy Rowan
-Richard S. Moore
-Robert Keating
-Roger Simmons
-W. Sampas
-Walter H. Master

-Heinrich Zimmer

Il s’intéresse aussi à la psychanalyse et entre dans le groupe de psychanalyse existentielle freudien. Auteur très prolifique, son fils dit qu’il écrivait un roman par semaine, voire plus. En effet, on recense pas moins de 350 romans écrits par lui.

Enrique Sanchez Pascual s’est éteint dans un village Catalan le 11 mars 1996. Au moins un de ces enfants écrit, son fils Henri (ou Enrique ?) qui semble avoir hérité de la même imagination fertile que son père.

Romans de guerre ou romans pornographiques ?

 

C’est après sa rencontre avec un éditeur français (Gerfaut), qu’il commence à écrire des romans de guerre. Mais c’est sous le pseudo. Karl von Vereiter qu’il atteint les sommets de l’obscénité et qu’il dévoile sont esprit tourmenté. Est-ce pour épancher ses propres instincts malsains et apaiser ses fantasmes les plus vils qu’il s’agite derrière sa plume à écrire des monstruosités que le lecteur de base prendra comme témoignage historique ?

Côté physique, nous sommes évidemment loin de l’aristocrate allemand.

L’Allemande perserve fantasmé par le petit Latin Enrique

Comment perdurent les légendes.

Ce mécanisme en psychologie est connu sous le nom d’inversion accusatoire. Elle consiste à projeter sur ses victimes, ses propres tares ou déviances.

Car le lecteur moyen, lui, ne doute pas un instant de la véracité de ces romans, surtout quand ils se présentent comme des « documents ».

Le mythe du surhomme.
Ci-dessus, dessin de couverture d’un des romans d’E. Sanchez Pascual.

On retrouve constamment dans l’œuvre de l’auteur, un sentiment ambigu et contradictoire. Il semble que s’exerce en lui à la fois une fascination et une haine pour le nazisme et ses concepts directeurs, telle la notion de race et de beauté. Ses personnages hommes ou femmes sont très beaux, très esthétiques selon les critères gréco-romains (souvent même hors des romans de guerre. Voir ci-dessus un roman de SF) et en même temps ils se complait à les affublés des plus inférieurs instincts. L’image ci-dessus est presque caricaturale. L’homme présenté est si beau qu’il ne peut pas être humain. C’est une machine froide.

Cela est certainement dû à un autre mécanisme psychologique que je nomme fascination/rejet. Il relève à la base d’un complexe d’infériorité et se traduit part une admiration toute naturelle vers ce qui est supérieur et beau et simultanément le rejet qui se caractérise par une jouissance de souiller et de détruire ce qui dépasse l’individu et qu’il ne peut atteindre, en faisant appel à ses plus bas instincts (Cruauté, sado-masochisme, prostitution, viol, meurtres, etc).

Voici d’autres exemples :

E. Sanchez Pascual n’est qu’un auteur parmi d’autres ayant inoculés, sous prétexte de récits de guerre (inventés ou fantasmés) et à l’abri d’un pseudonyme, ont répandu la haine de l’Allemand et par extension celle du blanc et de le dégout de soi-même. Car, en effet, qui aimerait s’identifier à une telle race de monstres.

Remarquez comme la Croix Gammée est systématiquement associée aux images les plus perverses. Toute cette mise en scène n’est évidemment pas inocente, car il faut constamment avoir à l’esprit que les écrits de l’auteur ne sont que pures inventions.

Une obsession récurrente : faire l’amalgame entre le IIIeme Reich et les déviances sexuelles. Voir plus haut dans l’article, l’inversion accusatoire.

A noter que l’éditeur Gerfaut est évidemment complice en diffusant de pareils immondices.

Dans son étude sur les romans de guerre, Paul Bleton admet que les romans populaires ont des fins idéologiques.

http://etc.dal.ca/belphegor/Limoges2006/pdf/200602/Bleton_usl.pdf

Un auteur / éditeur de cette serie, dont malheureusement je n’ai plus le nom, fut même condamné pour proxénétisme dans les années cinquante. Visiblement un qui voulait pousser ses fantasmes plus loin.

Conclusion :

Il est bon de  démasquer le mensonge contre l’histoire (aussi à travers ce genre de romans qui pourraient paraitre à première vue anodins alors que beaucoup les prenent pour argent comptant) quand on en a l’occasion même si le mal est déjà fait. Les plus intelligents et les coeurs pures comprendront. Car dans le cas de récits de guerre sensés être vécus, ces terribles falsifications n’ont fait qu’accroître consciemment ou non la haine anti-germanique et que d’alimenter la haine et le racisme qui s’étend par voix de conséquence aujourd’hui à l’ensemble des blancs.

En fait, Enrique Pascual Sanchez n’était qu’un raciste ordinaire qui écrivait. Imaginez un instant qu’on ait écrit de telles horreurs injustifiées sur des Noirs ou des Juifs !

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10 commentaires pour L’imposture malsaine et mensongère

  1. Gil dit :

    Bonjour,
    Très belle enquête, bien documentée, la seule chose avec laquelle je ne suis pas d’accord c’est la finalité de l auteur.
    Il est dit qu’il a fait de la prison, on peut donc supposer qu’il aimait l argent…
    Et si il avait juste fait ces livres pour gagner de l’argent ?
    Le côté croustillant de certains destiné à booster le retour des ventes.
    Personnellement je suis un lecteur gerfaut depuis une vingtaine d’années, j’ai découvert par hasard la série chez un brocanteur et à peu près lu tous les titres (il y en a plus de 400
    Dont une partie hors série, double et cartonnée.
    Seule les doubles et les cartonnés grand format ont ce type de thème ( les bordels ss, la putain du régiment..)
    Je pense que c’est lié à des opérations commerciales puisque en plus de sortir sur des formats spéciaux ce type de thème à été abordé dans les parutions des années 70.
    Les premiers romans dans les années 60 ne traitaient pas de ce type de sujet.
    Et autre remarque : je ne peux m empêcher d admirer l écrivain car c’est grâce à votre enquête que je m aperçois du subterfuge des alias de sa signature.
    Je ne m’en serais pas aperçu sinon, preuve de son talent pour calquer avec ses pseudo…
    Cordialement.

  2. Arno dit :

    Non mais sérieusement, prendre les éditions gerfaut, pour des « documents historiques » !
    Et pourquoi pas OSS117 pour des documents secrets échappés des services de renseignements, ou les romans « Gérard de Villiers » pour du grand reportage !

    Soit c’est du deuxième degrés très maladroit, soit vous êtes une des personnes les plus naïves qu’il m’ait été donné de lire !
    D’autant plus que ces « romans » de pissotière de gare, ne se sont jamais vraiment présentés comme des « documents », bien au contraire, couverture comme synopsis laissaient clairement comprendre qu’il s’agissait de « romans » érotico-guerrier dans tout ce que ce « style » peut avoir de caricatural…
    J’ai eu l’occasion d’en lire quelques uns dans mon adolescence, et franchement même 13 ou 14 ans, je n’ai jamais imaginé une minute qu’il pouvait y avoir la dedans une once de vérité ! Ce n’est d’ailleurs pas le but de ces livres…

  3. Stéphan dit :

    Merci pour cette recherche , très apprécié

  4. cassandre dit :

    Un jour assez lointain maintenant un voisin de mes parents très coco de surcroit m’a dit : si tu veux savoir ce qu’était les allemands lis ces livres. Très jeune j’ai été gênée par les couvertures. Mes parents avaient eu des mots avec ce monsieur lui disant que c’était un roman fiction profitant de la guerre. Je me suis très bien souvenue de ces livres car je quittais ma campagne pour arriver en ville et j’avais été très choquée que l’on donne cela à lire à une gamine de 12 ans.

    Ce que je sais c’est que ce voisin a pollué l’esprit de bien des gens de l’immeuble avec ces livres se présentant en effet comme des documents vérités.

  5. Adsavet dit :

    Aux dernières nouvelles, il pourrait être possible que ce brave Enrique donne toujours dans la « littérature » pour trisos en mal de mythomania nazimorphe (4 adolescents a en juger par les rares commentaires qui ne sont pas de lui sur son blog).
    Il nous livre quotidiennement quelques guignoleries qu’il signe du pseudo (plutôt foireux) de sir shumule, imposture malsaine et mensongère mais poilade garantie pour qui sait analyser cette bouffonade avec un oeil avisé.

  6. Pete dit :

    Aux accusations que vous portez à Enrique Sanchez, vous pouvez ajouter celle d’usurpateur. En effet les livres que vous réprouvez écrit par Kurt Gerwitz ne les ont pas été par Monsieur Sanchez mais bien par mon Grand-père J-H Guffens. Je peux vous assurer que mon grand père n’avait rien d’un « Nazi obsédé sexuelle », comme on pourrait le penser à la lecture des livres. Il ne faisait que répondre à une demande de son éditeur afin de pouvoir nourrir sa famille.

    Bien à Vous

  7. denis dit :

    Bonjour,
    Je n’ai pas encore lu les livres de Pascual, mais étant fan des romans sur le nazisme, j’ai fortement envie de les lire. Pour moi, qui dit roman historique dit forcément fiction historique, ou tout au plus le decor de l’action est plus ou moins attaché à la réalité de l’epoque. En lisant votre « imposture malsaine », je vous trouve très dure avec cet homme que je ne connais certes pas. Qu’avez vous du penser du roman à succès « les bienveillantes » même si ce dernier est certainement d’une autre trempe littéraire? On y donne une image plutot malsaine de l’officier SS et pourtant je ne vois en quoi ce roman salit plus que ne se sont salis eux mêmes les nazis pendant la guerre. Je n’y voit encore moins les racines du racisme anti allemand ou anti blanc, mais plus un rejet du nazisme, ce qui est, il me semble, légitime. Les vrais racistes étaient quand même une grande partie des anciens combattants nazis que vous semblez défendre à plusieurs reprise dans vos propos. Quand à la pornographie, elle peut évidement choquer certaines ames sensibles mais plait à de nombreux lecteurs et ne doit pas être victime de censure.
    Cordialement.

    • Cher lecteur,

      Il est certes de votre droit et de votre choix d’aimer les romans sur le nazisme. Cependant vous acceptez là le mythe et évacuez la vérité historique. L’histoire, c’est la recherche objective des faits (qu’ils plaisent ou non). Le roman n’a pas pour objectif de respecter la vérité historique qui est celle des faits avérés et des archives, il est le pur fruit d’une imagination. Si le lecteur recherche le fantasme et les clichés, alors les romans de Pascual sont pour lui. Mais il ne doit pas s’enorgeuillir d’une quelconque connaissance de l’histoire et des évènements du passé. Pour ma part, je m’attache au fait historique et la recherche de la vérité qui est souvent bien éloignée des fantasmes individuels ou collectifs.

      Comme vous dites ; « qui dit roman historique dit forcément fiction historique, ou tout au plus le decor de l’action est plus ou moins attaché à la réalité de l’epoque. » C’est bien cela le problème, c’est cette plus ou moins réalité de l’époque, mais que le lecteur lambda va prendre pour argent content, parce que ce qui l’intéresse avant tout c’est le roman, le fantasme et pas l’histoire des faits. Et cependant ce lecteur va se construire une vision de l’histoire à partir de se genre de lecture.
      Mais Pascual et ses lecteurs ne sont pas directement responsables (la seule responsabilité est de préférer le fantasme à la rigueur et aux faits historiques). L’histoire de la seconde guerre mondiale a été fabriquée par les vainqueurs et toute vérité discordante avec l’histoire officielle (entendez par là, la version des vainqueurs) est rejeté. Le fait de discuter certains évènements est devenu tabou et peut même vous mener droit en prison.

      J’aimerais connaître votre « image plutot malsaine de l’officier SS », et peux vous encourager à lire, si vous vous voulez vous forger une image juste du SS, l’excellent livre ; « l’Ordre SS » d’Edwige Thibault. C’est un reccueil d’articles écrit par les SS de tout grades (A la SS tout le monde pouvait s’exprimer, le seul critère était le respect de l’Ordre et sa fidélité envers lui). Le simple fait que ce livre est été interdit pendant 15 ans en France justifie à lui seul combien il dérange le pouvoir actuel parce qu’il livre une image réelle du SS (PS ; il faut faire une différence entre nazisme et SS) très éloignée de se que le pouvoir des vainqueurs veulent que l’on pense.

      Vous écrivez : « Les vrais racistes étaient quand même une grande partie des anciens combattants nazis »
      Oui le pouvoir national-socialisme et les SS étaient ouvertement racistes (comme nous le sommes tous souvent de manière hypocrite). Le NSDAP a mené toute sa politique sur les bases du racisme biologique. Pour eux, la politique NS ne pouvait s’appliquer qu’aux germains et pas aux autres. « c’est pour cela qu’un ibère latin comme Pascual ne pouvait rien y entendre). Je m’explique : les peuples ne se différencient pas seulement par la couleur de leur peau (ce qui à elle seule démontre l’existence des races), mais aussi par la race de l’âme et la race de l’esprit. C’est dans la race que nait la culture etles grandes réalisation de l’homme. Et c’est dans les subdivisions d’une race ; les éthnies, que naissent les coutûmes et le folklore. C’est pour cela qu’il n’y pas une seule et unique culture au monde et qu’au sein d’une même race il existe des différences culturelles plus ou moins importantes selon la proximité des peuples.
      Donc pour les Nationaux socialistes la politique ne pouvait être dissocié de la race car ce qui convenait aux Allemands, ne convenait pas forcément aux Français ou aux Italiens, et encore moins aux Juifs ou aux Africains.
      Niez les différences fondamentales entre les peuples, mélangez-les et vous vous retrouvez dans la situation explosive que nous connaissons actuellement.

      Vous dites : »Quand à la pornographie, elle peut évidement choquer certaines ames sensibles mais plait à de nombreux lecteurs et ne doit pas être victime de censure. »
      Livrez les hommes à leurs instincts les plus bas et vous les dominerez plus facilement. Il faut les infantiliser (grâce en partie aux romans de Pascual ou l’imaginaire remplace la vérité), les déresponsabiliser, les droguer si ce n’est pas suffisant et vous aurez une bonne race d’esclaves qui ne se rebelle pas tant que la gamelle est pleine et qu’il y a du foot à la télé.

      Désolé, je ne partage pas cette vision du monde. Je préfère la réalité même si elle est plus dure à supporter qu’une vie d’esclave heureux.
      Dans cette réponse, je me suis un peu éloigné de Pascual et de ses romans simplement pour vous faire comprendre qu’ils alimentent le système de pensée unique et participent à l’aliénation de l’homme car ce qui compte avant tout chose c’est la vérité, toujours la vérité, enfin, elle prime pour les hommes libres.

      Cordialement,

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