AU-DELA DU DERNIER HOMME. Jacques Marlot

De Jacques Marlot en réponse à Pierre Bagnuls

  Dans un esprit européen bien compris, celui des « Bons Européens » dont parlait Nietzsche, ayant conscience de l’immense héritage, prêts à l’assumer, à le transmettre, le cri d’alarme de Pierre Bagnuls ne peut tomber dans l’oreille d’un sourd. En effet, jamais sans doute dans sa longue histoire l’Europe ne semble être tombée aussi bas dans l’ignominie, le renoncement, la trahison d’elle-même…     Le « dernier homme » continue à sautiller sur son petit bonhomme de chemin en croyant toujours qu’il a inventé le bonheur et le progrès, même si dégraissages, suicides et décrochages se multiplient dans l’Éducation nationale ou à France Télécom… même s’il n’y a plus de solution en vue  contre la croissance pathogène des banlieues aliénées, tout aussi incontrôlables que les flots migratoires qui les alimentent… même si finance et corruption creusent la dette, cassent le travail et assomment les peuples chaque jour un peu plus…

Mais le dernier homme n’est-il pas précisément le petit bourgeois égoïste et fat qui, non content de laisser faire tout ça sous prétexte que ce n’est pas ses oignons, approuve, applaudit, participe, adore les médias qui l’abrutissent, vote pour les politiciens et les histrions corrompus qui lui enfournent quotidiennement leur propagande dans le ciboulot, consomme sans distinction tous les produits « vus à la télé » comme tel ou tel rappeur ou footballer, comme Yannick Noah, Doc Gyneco et consorts ?

L’espèce en voie de disparition, hélas, ce n’est pas lui !     Quand à nous (vous et moi et quelques autres « happy few ») qui avons toujours su notre droit à la différence et demandé à personne la permission de le défendre coûte que coûte… nous qui nous construisons nous-mêmes dans la tourmente et faisons encore rayonner une lueur solaire dans cette longue nuit hivernale, que craignons-nous ?

Le Devah Yana (la voie des dieux, le devoir de méditation et de transmission des sagesses ancestrales, l’accès à l’immortalité « métapolitique ») nous préserve de l’inconscience; le Pitri Yana (la voie des pères : le devoir de famille et de descendance, l’acccès à l’immortalité germinale) nous préserve du célibat, de la stérilité et du métissage.

Ceci dit, si nous nous mettons dans la peau des derniers Romains persistant à défendre un Empire déjà conquis par une idéologie étrangère, mort depuis longtemps au temps des barbares, ou dans celle de Vercingétorix s’enfermant dans Alesia face à César, nous avons du souci à nous faire…    Mais on peut voir les choses autrement, sortir et recourir aux forêts pour entamer la longue guerilla de notre renaissance, ne pas hésiter à vivre autrement parmi les barbares.

Avons-nous le choix dans l’ère post-impériale qui nous est échue ?

Après le crépuscule des dieux, il y a toujours un recommencement. Ce que certains appellent le « renversement du monde » (Hervé Juvin), n’en est-il pas un prélude ?

Jacques Marlaud

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