Amazonie : Le Brésil ouvre les vannes de la déforestation

Encore une fois les Gogos sont roulés dans la farine. L’élection de Lula, l’ex métallo, puis de Dilma Rousseff avaient suscités l’espoir chez les Bobos, rêveurs d’une France multicolore à la brésilienne. Cette image a été colportée par quelques aventuriers des plages surpeuplées de Copacabana et de Récif dont les poches remplies d’Euros permettent au pékin moyen de paraître riche dans un pays pauvre. En fait, dans le Brésil multicolore, la réalité est que les Blancs 5%, sont riches et restent entre eux tandis que le reste, du métis au noir ébène, vit quasiment dans la misère.

Pour les Bobos et les Gogos, le Brésil était aussi devenu à la mode depuis que la Gôche était parvenue au pouvoir. Une Gôche rose teintée de vert, dans les discours électoraux du moins.

Mais voilà, une nouvelle déception frappent le monde des Bisounours. Le Brésil qui n’a jamais su endiguer la destruction de l’Amazonie vient d’autoriser les lobbies du bois d’accélérer encore sa destruction.

Le Brésil est un pays gangrené par la corruption, un des pays  les plus dangereux du monde où pour faire régner l’ordre on abat des enfants dans les rues, un pays où la population métisse (mal tissée ; voir définition du mot sur ce blog) misérable, dont les chercheurs d’or Garimpeiros, est en train d’exterminer les tribus amazonienne dans l’indifférence quasi totale des autorités.

On se demande bien comment ce pays peut faire rêver. Rappelons encore au Bisounours citadins de Paris ou de Genève, que trois écologistes luttant pour la survie de l’Amazonie ont récemment été assassinés. Évidemment personne ne compte les Amérindiens décimés par les fusils, les maladies, la déforestation, le monde moderne etc. Le Brésil a choisi ses millions d’inutiles ou main d’œuvre bon marché, au détriment des peuples libres et autochtones. Mais ici en France, nous connaissont bien le scénario désormais.

De Yana MARULL (AFP) – 24 mai 2011

BRASILIA — Le puissant lobby agricole brésilien a remporté une victoire au détriment des écologistes avec l’approbation par les députés d’un projet de loi polémique assouplissant la protection de l’Amazonie.

Après deux ans de discussions, la révision du code forestier de 1965 a finalement été approuvée mardi soir et ce projet de loi devra maintenant passer devant le Sénat.

Avide de repousser les frontières agricoles, le secteur agricole et de l’élevage réclamait une réforme de la loi.

Immense pays de 8,5 millions de km2, le Brésil possède aujourd’hui 5,3 millions de km2 de forêts, essentiellement en Amazonie.

« La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l’expansion débridée de l’agriculture et de l’élevage », a déploré Greenpeace dans un communiqué.

« Les secteurs agricole et de l’élevage célèbrent les progrès obtenus », s’est félicité au contraire la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu. « Ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale », a-t-elle fait valoir.

Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs au monde de soja, de céréales et de viande mais la déforestation massive a fait du Brésil le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre du monde.

Ce vote, contre l’avis du gouvernement, est considéré comme la première défaite de la présidente Dilma Rousseff au parlement.

La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff pourrait mettre son veto aux points les plus controversés du projet de loi.

Le point le plus critiqué légalise les zones forestières déboisées illégalement jusqu’en juillet 2008 et permet l’activité agricole dans des zones sensibles.

« C’est un message comme quoi les crimes écologiques ne sont pas punis et cela encouragera les déboisements », a déploré à l’AFP le militant de Greenpeace, Paulo Adario.

Le code forestier de 1965 limite l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80% en Amazonie. Elle protège également des zones sensibles pour l’écologie comme les rives des fleuves, les sommets et les coteaux des collines.

Respecter à la lettre le code forestier signifierait replanter 600.000 km2 de terres – un peu plus que la superficie de la France -, a dit l’auteur de la réforme, le député Aldo Rebelo, qui estime que plus de 90% des propriétés rurales du pays ne respectaient pas les quotas de reboisement exigés par la loi.

« Le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l’effort de protection des forêts (…) mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé », a déclaré à l’AFP Paulo Moutinho, analyste à l’Institut de recherches d’Amazonie.

Le Brésil a réussi à ralentir le rythme de la déforestation de l’Amazonie depuis 2004 mais la semaine dernière, une hausse spectaculaire est intervenue au moment où le parlement examinait le code forestier et un cabinet de crise contre la déforestation a été mis en place à Brasilia.

AFP
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Un commentaire pour Amazonie : Le Brésil ouvre les vannes de la déforestation

  1. albert dit :

    L’expérience confirme ce que le raisonnement seul permettait d’établir .
    Le Brésil est une soci »été démocratique et multiraciale .
    Les inégalités sociales y sont grandes : plus votre peau est foncée , plus vous avez de chances de vous trouver en bas de la société .
    Aucun programme de lutte contre les inégalités ne permettra de contraindre la nature .
    La démocratie est une vaste farce destinée à masquer d’évidentes inégalités naturelles entre les races humaines et , à l’intérieur de chaque race , entre les hommes qui y appartiennent .
    C’est la loi de la vie . Invoquez la Nature ou la Providence , même Dieu ( si cela vous chante )
    Deuxième enseignement : la démocratie étant le règne du capital financier et celui-ci étant soucieux de rendement à court terme , l’environnement et le fur du pays sont allègrement sacrifiés aux exigences de mafias de prédateurs . Qu’ils soient  » gauchistes  » ou de Droâte , la belle affaire . C’est du guignol poour enfants demeurés .

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