La débacle agricole face à la logique productiviste et la mondialisation.

Les producteurs de fruits et légumes français sont en train de faire les frais de la mondialisation et de la logique productiviste qu’il ont suivi de leur plein grès depuis 40 ans. La concurrence des pays du Sud (Espagne Italie, Maghreb etc) où la main-d’œuvre est moins chère serait responsable de cette faillite annoncée. Nos derniers paysans sont en danger et la France finira par ne produire plus rien.

Mais peut-on encore nommer paysans ceux qui se nomment eux-même producteurs ? Qu’ont-ils encore de paysans ?

Le nombre d’exploitations agricole en France est passé de 3 millions a 300 000 en 50 ans, mais ceux qui sont encore là en ont profité pour agrandir leur exploitation en rachetant à bon compte la terre de petits qui ont été les premières victimes du système de libre échange et qui sont venus grossir la misère des déracinés de la ville.

 

Ce qui est plutôt surprenant, c’est de voir qu’aujourd’hui ce sont les  membres de la FNSEA qui pleurent. La FNSEA a toujours joué le jeu de la mondialisation et du productivisme outrancier, tout en profitant des subsides de l’Europe. Mais maintenant que l’Union Européenne a réalisé son objectif, c’est-dire la libre concurrence totale, cette dernière retire ses billes et les producteurs n’ont qu’a crever.

Mais devons-nous sauver les exploitants agricoles comme ils se nomment eux-mêmes ou bien aller jusqu’au bout de leur logique même ?

1/ Le coup de la main-d’oeuvre, principal concurrent, est de 5 € en Espagne contre 11 en France. Donc l’écart restera toujours trop grand pour espérer produire au même coup que les Espagnols.

2/ Les producteurs français (comme les Espagnols) font largement appel à une main-d’œuvre étrangère, principalement maghrébine, meilleure marché au détriment des Français.

3/La course au matériel, tracteurs gigantesques, épandeurs d’engrais chimiques, de pesticides a augmenté davantage les coûts de revient.

Les pesticides son tellementfort que 'louvrier doit porter une combinaison étanche et un masque

4/Des produits qui au final nous empoisonnent : Les gros producteurs de fruit et légumes nous vendent de la merde bourrée de pesticides et empoisonnent la population tandis qu’ils cultivent souvent à côté un jardin familial pour leur propre consommation.

5/ Ils ont creusé leur propre tombe. En s’alliant aux capitalistes, les exploitants agricoles croyaient faire de bonnes affaires et ils en ont fait au début. Mais l’objectif du capitalisme, c’est que ce soit les gros poissons qui fassent du pognon pas des paysans demeurés (à leurs yeux). Quelques miettes au mieux quand la situation est bonne. En vendant toute leur production aux centrales d’achat qui les revendent ensuite aux grands distributeurs, ils ont pactisé avec le diable. Mais le diable est bien plus fort et bien plus malin qu’eux.

Résultat, ceux qui travaillent voient le fruit de leur labeur passer dans les mains d’intermédiaires qui se sucrent au passage, sans rien produire eux-même. Au bout de la chaîne, les hypermarchés qui pour attirer la clientèle chez eux n’hésitent pas à brader les prix pour attirer les clients.

En fin de compte il est hautement préférable que l’Etat n’alimente plus artificiellement un malade déjà en assistance respiratoire, qui est responsable de son mauvais état de santé.

Des Solutions.

1/ Des circuits de vente directe et locaux pour une consommation locale avant tout. Comment les agriculteurs ne se sont-t-ils pas encore organisés pour vendre directement à un prix décent pour eux-mêmes et les consommateurs en évitant ainsi les parasites qui vivent sur le travail des autres ? la vente directe aux locaux est la solution la moins coûteuse et la plus écologique.

2/ le respect des consommateurs. Retour à une production saine de type agriculture biologique. Les gens s’habitueront progressivement à payer le prix d’un produit sain si l’on communique ses bénéfices sur la santé.

3/ Interdiction de la main-d’œuvre étrangère extra européenne. Paradoxalement les travailleurs immigrés coûtent plus chers que la main-d’oeuvre locale car au final tout l’argent qu’ils gagnent n’est pas dépensé en France mais envoyé dans leur pays d’origine. Les travailleurs français eux réinjectent leur salaire en France et aident à la pérennisation des entreprises.

4/ Sortie de l’UE afin que la France se soustrait à la dictature du marché et de Bruxelles.

 

 

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3 commentaires pour La débacle agricole face à la logique productiviste et la mondialisation.

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  2. Christel dit :

    Bonjour,
    Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel malheureusement en Ile de France l’agriculture locale n’est pas toujours biologique.

    • Oui, l’agriculture n’est pas toujours bio, loin de là. Mais l’agriculture biologique, en 2 mots celle de nos parents, doit devenir une priorité. Les agriculteurs doivent enfin prendre conscience qu’ils empoisonnent la population. Comment les soutenir si ils ne nous respectent pas ?

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