Front de l’Est, Ukraine. L’encerclement de Tcherkassy février 1944.

En mémoire aux soldats tombés au combat. Pour ne pas oublier.

Tcherkassy est une ville du centre de l’Ukraine limitée par le fleuve Dniepr à l’Est et la forêt de Tcherkassy au Nord et la rivière Olchanka. A l’ouest se trouvent également d’immenses marais.

Lors de la poussée soviétique de 1943, les troupes allemandes et les volontaires européens se retrouvent encerclés le 28 janvier 1944.

C’est la catastrophe. Le même scénario qu’un an juste auparavant est entrain de se reproduire. Le Haut Commandement Allemand ne veut pas abandonné ses hommes et commande aux encerclés une résistance héroïque face à un ennemi féroce et courageux, très bien équipé (par les Américains en partie) et en surnombre. L’énorme poche, de la taille de la Belgique au début de l’encerclement renferme environ 50 000 soldats répartis dans onze divisions, dont la Division SS Viking composée de Scandinaves, de Hollandais, de Flamands, d’Allemands, de Finlandais et de Baltes et La Brigade SS Wallonie, emmenée notamment par Léon Degrelle, Chef du mouvement patriotique Rex avant la guerre.

C’est elle qui reçoit l’ordre de tenir de la pression bolchevique au fond de la poche pendant le retrait des troupes du Reich vers l’Ouest et la tentative de désenclavement menée par les chars allemands.

Les combats au corps à corps se multiplient, tandis que les munitions diminuent. Aux début les aviateurs parviennent à parachuter des vivres et des munitions, mais bientôt les soviétiques deviennent maîtres du ciel. Ils reçoivent un matériel illimité de la part des Américains qui sont bien conscients que l’Union Soviétique supporte le plus gros sacrifice.

De toute façon, harcelés dans le dos, par la pègre des commissaires politiques, les pauvres bougres asiates pour la plupart doivent se jeter coûte que coûte dans la mêlée.

Les pertes des deux côtés sont effroyables. le redoux des températures au début de l’assaut provoque la fonte des glaces et transforme rapidement les chemins en fondrières boueuses dans lesquelles les véhicules motorisés restent scotchés. Les unités sont partout débordées, mais font des miracles de bravoure pour ne pas craquer, ce qui serait la fin pour l’ensemble des divisions prisent au piège. Malgré la tourmente, le commandement allemand ne cède pas la panique et grâce à des ordres clairs et précis parviennent à maintenir un semblant d’ordre dans ce qui pourrait sombrer dans la déroute.

La brigade Wallonie, reçoit l’ordre de décrocher au fur et à mesure que les troupes se dégagent vers l’ouest du « Kessel ». Mais les Russes poussent au Nord et au Sud et la poche se rétrécie rapidement pour ne devenir pas plus grand qu’un département français.

Le Commandant Allemand à donné au début de l’encerclement, l’ordre de sauver tout le matériel possible, mais cela retarde l’évacuation. Le problème est régler quelque jours plus tard quand l’aviation soviétique bombarde les chemins fangeux par lesquelles fuit les colonnes des camions presque neufs. Les Stuka allemands sont absents, occupés sur d’autres front. C’est un carnage. Les soldats fuient alors dans les forêts, les vallons pour échapper au massacre. Les volontaires sont au début engagées dans des missions folles de contre-attaque, destinée à impressionner l’ennemi. Les braves Wallons s’acquittent héroïquement de leurs ordres, mais payent le prix du sang le plus élevé.

Les derniers jours les panzers allemands parviennent enfin à percer le Kessel, mais la brèche ouverte n’a que quelques centaines de mètres de largeur. Des deux côtés l’assaillant rouge mitraillent. Dans la confusion, on ne reconnaît qu’au dernier moment les chars amis et ennemis. ces derniers écrasent tout sur leur passage, véhicules, hommes, chevaux qui poussent des hurlements et des hennissements effroyables. C’est l’instinct de survie qui commandent maintenant. Une seule obsession sortir à tout prix. Progressant en lisière des bois, les Wallons emmenés par Leur chef Degrelle entendent sur la plaine les appels déchirants des soldats blessés qui réclament de l’aide ; »Kamerad, Kamerad ». Les Rouges ne s’embarrassent pas de prisonniers et encore moins de blessés. Les pauvres gars finissent sous les chenilles des panzers soviétiques ou achevé à bout portant par la vermine bolchevique.

Soldats allemands

Entre temps, le froid glacial est revenu. Bientôt il neige. Les ponts ont sauté et il faut traverser les rivières. On jette en hâte des traverses des poteaux, des rondins de bois. Certains hommes n’attendent pas et préfèrent traverser à pied. Beaucoup ne se réchaufferont plus jamais et mourront de froids, raidis dans leur uniforme pris de la glace. Des centaines d’Ukrainiens suivent les troupes européennes, préférant tout abandonner que de subir la vengeance communiste. De toute façon leurs Isbas (maisons basses au toit de chaume) ont brûlé ou ont explosé sous les bombardements couplés de l’artillerie et des chars.Les prisonniers asiates, sauvages hirsutes pour la plupart, sont heureux d’être toujours en vie. Ils ne cherchent pas à s’enfuir étonnamment. Cette troupe hétéroclite parvient à se glisser dans le chaos des derniers kilomètres

Soudain, Le 18 février 1944, la jonction s’opère enfin entre les rescapés du Kessel (chaudière en allemand) et les troupes libératrices. Il n’y aura pas un deuxième Stalingrad, mais les pertes ont été impressionnantes. Cependant 40 000 soldats sont sauvés au prix d’incroyables combats et d’une résistance héroïque. Les volontaires Wallons ont payé le plus lourd tribut. Sur les 2000 jeunes hommes engagés en novembre 1943, il n’en reste plus que 632 ! Léon Degrelle est convoqué au QG du Führer en Prusse-Orientale avec le Général de Corps d’Armée Liebe (ça ne s’invente pas) et le Général SS Gille, glorieux Général de la Viking.

Là, il est décoré des mains mêmes de Hitler. Écoutons ce qu’il dit¹: « Nous entrâmes   dans un vestibule carré…Nous attendîmes pendant quelque temps. Himmler sortait joyeusement les rares mots de français de son répertoire. Les battants s’ouvrirent. Je n’eus le temps de ne voir, ni de penser à rien : Le Führer s’était avancé vers moi, m’avait pris la main droite dans ses deux mains et l’étreignait avec affection. Le magnésium illuminait la pièce. des appareils de cinéma filmaient la rencontre. Moi je ne voyais que les yeux de Hitler; je ne sentais que ses deux mains qui pressaient la mienne, je n’entendais que sa voix, un peu rauque, qui m’accueillait, me répétait : « Vous m’avez donné tant d’inquiétude !… »

Nous nous assîmes dans des fauteuils en bois, en face d’une cheminée massive. Je regardais avec stupéfaction le Führer. Ses prunelles possédaient encore leur feu étrange, direct et ensorcelant. Mais les préoccupations de quatre années de guerre avaient donné à l’homme une impressionnante majesté. Les cheveux avaient blanchi. Le dos s’était voûté, à étudier interminablement les cartes et à porter le poids d’un monde. Le führer d’avant la guerre avait disparu, le Führer ardent, aux cheveux châtains, au corps net, au dos droit comme un pin des Alpes……Il nous conduisit aux cartes du front pour connaître avec une exactitude totale, l’odyssée de Tcherkassy….Chaque détail dans cette chambre d’étude dévoilait la simplicité et la netteté de la vie : les longues tables de bois blanc, les murs nus comme les murs d’un réfectoire monacale….Seuls vivaient près de lui, le feu, dans la large cheminée, inspirée de la préhistoire germanique et un chien roux qui gîtait dans une caisse, au bout de la table.

La noble bête accompagnait silencieusement la marche de son maître qui avançait lentement, blanchi, mûrissant dans la nuit ses préoccupations et ses rêves….

Volontaires SS Wallons

Hitler m’avait remis la cravate de la Ritterkreuz. j’étais fier…Mais ce qui m’exaltait surtout dans cette nuit frémissante, c’était le prestige qu’aux yeux d’Hitler avaient acquit mes soldats. Il venait de me dire que tout mes officiers du Kessel étaient promus au grade supérieur et qu’il décernait 150 Croix de fer à mes compagnons….Soldats de l’Europe, nous voulions que, dans l’Europe qui se créait si douloureusement, notre vieux pays reconquit une place aussi rayonnante que dans le passé. Nous nous étions jetés à la rencontre de la souffrance pour que, de nos sacrifices, jaillissent à nouveau de la grandeur et des droits à la vie.

¹  1969, Léon Degrelle, »Front de l’Est 1941-1945, éditions de la Table Ronde.

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4 commentaires pour Front de l’Est, Ukraine. L’encerclement de Tcherkassy février 1944.

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  2. albert dit :

    Toutes mes excuses , j’ai omis de préciser que , pendant les deux guerres mondiales , ce sont les meilleurs qui sont tombés , d’un côté comme de l’autre .
    Sans la moindre réserve j’approuve le colonel SS Otto Skorzeny dédiant le dernier de ses livres aux combattants russes et allemands .
    Ce sont des combattants de la LVF ou d’anciens Waffen SS français qui m’ont fait comprendre que nos forces se trouvent à l’Est , plus précisément en Russie .

  3. albert dit :

    erreur : ad patres .
    L’idée : l’anticommunisme a été utilisé comme un moyen par les USA pour asservir l’Europe .
    Sartre prétendant que  » tout anticommuniste est un chien  » se fourvoyait . Il fallait dire : tout anticommuniste est un larbin de la juiverie internationale .Seule la légendaire stupidité des milieux de Droâte leur interdisait de piger cette évidence .
    Un Américain au moins l’avait compris . Francis Parker Yockey , l’auteur d’un chef-d’oeuvre : « Imperium ». Il est mort dans une prison du pays de la Liberté ( assassinat de la CIA maquillé en suicide ?) . QI :178 . Certains accèdent à l’X ou à Normale Sup – Sciences avec bien moins .
    Titre de l’un des derniers articles de F.P.Yockey : « Qu’y a-t-il derrière la pendaison des onze juifs de Prague ? » ( 1952 )

  4. albert dit :

    A la fin d’un conflit dont le principal perdant fut sans doute la Grande-Bretagne Sir Winston amer et désabusé s’exclama :  » Nous avons tué le mauvais cochon  » .
    Il faut comprendre que l’Angleterre était définitivement éliminée du cercle des grandes puissances qui font l’histoire et qu’en abattant Hitler , elle avait favorisé un rival bien plus redoutable : Staline .
    J’avoue que l’anticommunisme de rigueur dans certains milieux me semble aussi intelligent que la politique de ce naufrageur involontaire de son propre pays que fut Churchill .
    Il n’est que de regarder une carte de géographie pour comprendre que les relations entre l’Allemagne et l’Empire russe décident du sort du monde . Peu importe le régime politique en vigueur dans l’un de ces pays . La géographie s’impose aux idéologues , les plus volontaristes sont contraints de la respecter .
    Ce qu’un homme d’Etat européen digne de ce nom devait rechercher , c’était :
    – l’accord avec la Russie , d’autant que Staline était un réaliste et qu’il venait d’expédier  » as patres  » l’essentiel des pionniers du judéo-bolchevisme
    – désigner le monde anglo-saxon comme ennemi irréconciliable du projet européen ( et bastion réel de la juiverie – ils ont mis Lénine et Trotski au pouvoir )
    Le courage des combattants européens du Front de l’Est n’est pas en cause . L’entreprise , mal conçue , était vouée à l’échec . .
    addendum : le caporal autrichien comprit dès l’échec de l’attaque sur Moscou en novembre 1941 que la guerre était perdue et que la race blanche était morte .
    Louons sa lucidité!
    Tout ce qui comptait en Allemagne – des conservateurs prussiens aussi bien que des partisans du nationalisme révolutionnaire , voire des nostalgiques du Front rouge-brun – avait mis le dictateur allemand en garde .
    Sa seule excuse : il ne savait rien des capacités de l’Armée Rouge et il était loin de soupçonner les prouesses réalisées par les ingénieurs soviétiques – le char T 34 par exemple .

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