Vente directe : Court-circuiter les intermédiaires et la grande distribution : L’exemple grec.

Les crises sévères ont aussi leurs bénéfices ; Face à la misère et à la dictature économique, on s’organise, on retrouve des solutions saines.

Grèce : le « mouvement des patates » déclare la guerre à la vie chère.

Une femme grecque tire un filet de pommes de terre à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, le 2 mars 2012

Des tonnes de pommes de terre à prix cassés grâce à la vente directe au consommateur: le « mouvement des patates » secoue la Grèce ankylosée par des années de spirale inflationniste qu’ont favorisée des citoyens peu regardants à la dépense.

Les images d’élégantes en talons traînant un filet de pommes de terre jusqu’à leur voiture, de familles entassant des filets dans leurs chariots, ont fait le tour des médias grecs.

Samedi, comme le week-end précédent, un collectif d’habitants de Pieria (nord) a livré des dizaines de tonnes de pommes de terre commandées directement aux producteurs en court-circuitant les intermédiaires.

A réserver sur internet, les stocks ont été vendus en quelques heures. Les pommes de terre sont proposées à 25 centimes d’euro le kilo contre 70 au moins au supermarché, un prix également favorable aux agriculteurs auxquels les intermédiaires proposaient 10 à 15 centimes le kilo, selon les initiateurs du projet.

La démarche a été copiée dans les villes de Volos, Larissa, Veria et jusque dans la banlieue d’Athènes. Le groupe de Pieria vise désormais des achats groupés d’huile d’olive, de riz, de farine.

Evangelia Kekelia se sent moins seule. Cette passionaria de la défense du consommateur, secrétaire générale d’une des principales associations grecques du secteur, KEPKA, a longtemps eu l’impression de prêcher dans le désert.

« Les Grecs n’ont aucune culture de l’action collective. Ils critiquent mais attendent tout des autres », déplore-t-elle.

Un mouvement de consommateur fort peut changer la donne, estiment-elles. Après les premières ventes directes, les prix des pommes de terre en supermarché ont baissé de moitié, soulignent les organisateurs.

Source: Boursorama

Les producteurs français devraient s’inspirer de cet exemple grec, proposer directement leur production aux consommateurs, aux mêmes prix qu’on les trouve dans les supermarchés. Mais attention. Pour retrouver la confiance de leurs clients, les agriculteurs et éleveurs notamment, doivent s’efforcer de produire sainement (en bio). Alors leurs revenus s’amélioreront, ils renoueront des liens sociaux avec la population qui sera toute heureuse de payer directement à ceux qui le méritent le fruit de leur travail.

TL

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