L’Allemagne est-elle coupable des problèmes en Espagne et en Grèce ?

Traduction d’un article de Skeptizissimus (http://schwertasblog.wordpress.com/2011/12/03/ist-deutschland-an-der-finanzkrise-schuld/) par Herse. Il existent aussi des traductions en anglais et en espagnol 

Qui commande l’Europe ? Merkel, Sarkozy ou bien les banques ?

Dans des pays tels que l’Espagne ou la Grèce, l’opinion commune sur la « crise financière » et les problèmes qu’elle cause pour les habitants est la suivante : On dit que l’économie allemande bénéficie énormément de l’Euro, tandis que les pays du Sud de l’Europe en subissent les conséquences négatives. Le principal argument c’est que le taux d’exportation est plus élevé en Allemagne que dans les autres pays – grâce à l’Euro et grâce à l’Union Européenne. Par conséquent attribue-t-on à l’Allemagne la responsabilité des problèmes économiques des pays du sud. Puis l’on dit que l’Allemagne a forcé les autres pays à l’introduction de l’Euro. L’on considère que l’Allemagne agit avec méchanceté pour opprimer toute résistance telle que les « Euro bonds ». Par ailleurs, nous voyons qu’on accuse les Allemands d’être des « euronazis » ou des « nazis financiers » ; pour illustrer cela, on présente Angela Merkel comme forte femme en Europe qui s’entremêle avec autorité et austérité dans les affaires politiques des autres pays – et tout cela pour désigner Angela Merkel.

On peut constater un nouvel essor de la propagande anti-allemande :

Une première réaction du côté de l’auteur de ce texte : A nous, les Allemands, cela nous fait mal au cœur d’entendre cette polémique. Personne entre les citoyens n’a l’intention de faire du mal à une autre nation et d’exploiter cette-dernière. Depuis toujours, nous avons beaucoup de sympathie surtout pour l’Espagne et la Grèce. Toujours est-il que nous-mêmes, nous souffrons beaucoup en raison de l’Euro, l’Union Européenne, la « crise financière » et des crimes que celle-ci prétend justifier. Tel qu’en Espagne ou en Grèce, tous les produits en Allemagne sont devenus plus chers avec l’Euro, l’Euro y a multiplié les prix. Tel que les autres pays, l’Allemagne porte une dette astronomique, avec la seule différence, bien sûr, qu’on lui concède encore des crédits. De même que dans d’autres pays, les dettes oppriment les citoyens, dont elles détruisent l’avenir et qui, déjà, doivent souffrir si l’on n’accorde pas tel ou tel crédit à l’Allemagne. Comme le reste de l’Europe, nous sommes tous des victimes de la dictature européenne. Puis, l’on peut déjà pressentir que, encore et toujours, on veut nous présenter comme des boucs émissaires. Cela est une expérience fort douloureuse que nous devions faire déjà dans le contexte des deux guerres mondiales.

Mais, l’image des Allemands qui tirent profit de l’euro au détriment d’autres pays, est-elle juste ? Serait-ce vraiment l’Allemagne qui tient le pouvoir en Europe ? Et, surtout : Pourquoi raconte-t-on ce genre d’histoires, à qui servent-elles ? L’on ne peut reprocher à personne de croire en ses contes, vu qu’ils sont constamment répétés pas les hommes politiques et journalistes dans tous les pays ; même la chancelière allemande fait partie de ce discours. L’on fait comme si l’Allemagne exportait de plus en plus facilement ses produits grâce à l’Euro et à l’UE. Est-ce comme ça ? Il y a eu toujours une forte demande pour les produits allemands de qualité comme p.ex. les voitures de Mercedes Benz et BMW. Quand quelqu’un s’achète une voiture de luxe, peu importe s’il y a une fluctuation du prix de 500 euros. Les produits allemands, comme les voitures, se sont toujours bien vendus. L’Allemagne a déjà été le « champion mondial d’exportation » – avant l’introduction de l’Euro. Or, actuellement le taux d’exportation de la Chine est plus élevé que celui de l’Allemagne – et tout cela c’est dû à l’euro. La Chine vende ses produits sans aucun effort dans le monde entier, malgré les changements de monnaie nécessaires et les obstacles comme les impôts sur l’importation. Mais déjà avant l’introduction de l’Euro, la plus grande partie des oranges dans les supermarchés allemands venaient de l’Espagne, et les raisins et les fraises venaient de la Grèce. Aujourd’hui c’est pareil. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’avoir une monnaie commune ; une zone de libre commerce suffirait largement.

Maintenant, supposons qu’il y ait vraiment quelques entreprises qui tirent profit de l’euro : est-ce que l’euro est bon pour les Allemands ? Comme on dit, l’euro cause surtout des désavantages aux Allemands : la vie coûte plus cher qu’avant, mais les salaires n’ont pas augmenté. Beaucoup d’entreprises avec une longue tradition vont à l’étranger, de plus en plus de produits se fabriquent à l’étranger, toujours plus d’Allemands restent au chômage. D’après le livre de Franz-Ulrich Willeke (Deutschland, Zahlmeister der EU – l’Allemagne, trésorière de l‘UE. Olzog Verlag, München 2011, 158 Seiten, 19,90 Euro), l’Allemagne a payé 324 millions d’euros à l’UE (ce qui constitue 45,1 % du budget complet, et ici les « mesures de sauvetage » ne sont pas inclus), mais elle n’a reçu que 178 millions. Donc, on doit dire que l’Allemagne a donné 146 millions d’euros à d’autres pays – comme cadeau. Mais pourquoi ? En Allemagne on a bien besoin d’argent : Les rues allemandes ont des trous, les murs dans les écoles sont pleins de moisissure, les piscines publiques, les bibliothèques et les théâtres ferment de plus en plus en raison d’un manque d’argent, et les pensions baissent de plus en plus ; mais surtout l’Allemagne est-elle fortement endettée ; en ce moment (le chiffres datent de la fin 2011) les dettes se montent à 217 282 103 154 €. Les principales bénéficiaires des sommes que l’Allemagne paie à l’UE ce sont des pays tels que l’Espagne et la Grèce, où l’on a payé, avec les subventions de l’UE, la rénovation ou la construction des rues, des autoroutes, des chemins de fer, des ports, des stations de train, des aéroports, des édifices publiques etc.

A première vue, les pays du sud semblent être les profiteurs de l’UE. Mais, comme la « crise » nous démontre, l’UE et l’euro sont un désastre pour tous. Qu’est-ce qui se passe actuellement ? Et comment les pays du sud se sont-ils endettés ?

Déjà avant la Seconde Guerre mondiale, l’Espagne, la Grèce et autres nations avaient une économie relativement faible. Ces pays ne faisaient guère d’exportation et devaient s’endetter pour faire des importations. La meilleure stratégie pour ne pas trop souffrir des dettes était l’inflation, c’est-à-dire la dévaluation de la monnaie. En raison des dettes, de l’inflation et de la faiblesse de l’économie, ces pays devaient toujours payer des intérêts élevés pour obtenir des crédits, ce qui les protégeait de s’endetter encore plus. Cette situation a radicalement changé avec l’Euro : A charge du géant économique allemand qui, depuis des décennies, avait une monnaie dure et profitait de crédits favorables, les taux d’intérêt de tous les pays de la zone euro ont baissé. Dans la mesure d’un essor trompeur (les subventions stimulaient l’économie qui semblait grandir ; en revanche, en dehors de cette illusion d’essor, rien n’augmentait), les pays du sud se sont endettés sans inhibitions et ont vécu au-dessus de leurs moyens. Mais c’était prévisible : Le moment est venu où ils ne peuvent plus payer leurs dettes. A partir de ce moment-là, les pays forts, et surtout l’Allemagne, doivent les aider et leur donner des garanties. De là, les « mesures de sauvetage ». Ce terme, il est trompeur : Rien ne sera sauvé, puisque les dettes sont tellement importantes que, déjà, on ne peut plus les payer. Ce n’est que l’aide de l’Allemagne qui rende possible que les pays en crise obtiennent, pendant un certain temps, encore plus de crédits, et que les banques sont les vrais bénéficiaires de l’UE et de l’Euro ; les Allemands ne le sont en aucune façon. Comme l’Allemagne elle-même s’est assez endettée, ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce que l’Allemagne elle-aussi aille devoir déposer son bilan. Les oligarques capitalistes et les bureaucrates vont tirer profit de cette crise pour fortifier encore le caractère de dictature de l’UE ; la vie de tous les Européens sera, de toute façon, plus réglementée et contrôlée. Voilà qu’on comprend très bien pourquoi l’image d’Angela Merkel comme femme forte de l’Europe est une apparence fausse : Pour des raisons, qui vont s’expliquer de plus en plus, la chancelière allemande est censée participer à un jeu qui détruira foncièrement l’avenir de la nation allemande. La seule excuse qu’elle présente à son peuple est de prétendre que des pays comme l’Espagne ou la Grèce pourraient sortir de leur situation par des mesures d’austérité. Elle a l’intention de simuler et force et autorité par des revendications permanentes ; or, pour les chefs d’Etat, c’est quelque chose de très utile pour laisser indirectement la responsabilité vis-à-vis de leurs peuples derrière eux.

Vues les structures au sein de l’UE, Angela Merkel n’a qu’une marge d’actions très restreinte.

Mais pourquoi, donc, l’UE et l’euro existent-ils s’ils ne conviennent même pas au membre le plus grand, avec le plus de poids démographique et économique ? Constatons une idéologie générale : On peut dire que l’Allemagne, même si elle tient le poids économique le plus fort, elle n’a plus de poids politique depuis la Seconde Guerre mondiale et depuis qu’on l’a occupée et soumise à un système de contrôle qui n’arrête pas à fonctionner de nos jours.

Pour appréhender le problème à fond, il va falloir retracer quelques lignes d’histoire depuis le 19ème siècle. Il s’agit d’un sujet complexe qui pourrait être difficile à comprendre pour des personnes sans aucunes connaissances, surtout parce que les systèmes éducatifs et les médias dans le monde occidental nous disent autres choses. Pris en compte que les vainqueurs écrivent l’histoire et que l’Allemagne a perdu deux guerres mondiales (et dans le cas de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à un tel degré que la défaite fut totale), il n’est pas étonnant que la version propagandiste des vainqueurs ne s’intéresse pas au faits, ne fût-ce que pour justifier ou occulter les actions et les crimes des Alliés.

Du XVIIème siècle à la deuxième moitié du XIXème siècle, ce qu’on appelle de nos jours « l »Allemange est divisée en centaines d’Etats, Pour la plupart petits, même minuscules États, sans influence importante dans le monde. Comme la population de langue allemande était le plus grand groupe ethnoculturel en Europe, cette situation était fort convenable pour les pouvoirs hégémoniques. L’Allemagne était un géant qui dormait. Après l’unification de la plus grande partie de ces Etats et la création de l’Empire Allemand en 1871 (excepté l’Autriche et, naturellement, la Suisse), l’Angleterre et la France se trouvaient face à un nouveau compétiteur. En revanche, l’Allemagne n’était jamais une menace militaire pour ses voisins, et déjà le premier chancelier disait que l’Empire était « saturé ». Comme on se sentait dans une position géographique défavorable, face à plusieurs superpuissances (Angleterre, France, Russie) à l’est et à l’ouest, Bismarck et tous ses successeurs savaient que l’existence de l’Empire dépendait d’éviter une guerre à tout prix, et c’est ce que les Allemands ont fait jusqu’en 1914 (à l’encontre de ses ennemis qui déclenchaient plusieurs guerres d’agression, p.ex. l’Angleterre en Afrique du Sud, au Moyen-Orient et en Inde). Au plan économique, la nouvelle nation dépassait ses voisins dans plusieurs domaines (machines, produits chimiques, technologie etc.). Et il semble que dans beaucoup de domaines les autres pays (surtout la France, la Russie et, de nos jours, aussi l’EU) ont été jaloux du succès scientifique et économique de l’Empire Allemand. Déjà en 1897, l’Angleterre, la France et les Etats-Unis se mettaient secrètement d’accord sur le plan de se libérer des concurrents espagnoles et allemands (une des premières sources sur cet accord est le livre “The Problem of Japan”, écrit par un diplomates asiatique et anonymement publié en 1918). La guerre contre l’Espagne pouvait déjà être réalisée l’année suivante, en 1898 : les Etats-Unis entraient avec la USS Maine, sans permission, dans le port de La Habana, le bateau éclatait, et on en accusait l’Espagne. Il n’est qu’en 1914 qu’on arrivait, à l’aide du système d’alliances qui s’est formé, à provoquer une guerre contre l’Empire Allemand. Entre les maintes choses dont, de nos jours, on ne parle pas, il y a aussi le fait selon lequel l’Empereur allemand ainsi que le chef de l’armée étaient en vacances alors qu’on a déclenché la guerre ; en revanche, l’armée russe avait déjà été mobilisée des mois avant, et l’Angleterre avait déjà établi des dépôts de vêtements et des plans de guerre en France et en Belgique (ce qui, notez bien, était un pays neutre !) etc. depuis des années. L’Allemagne et l’Autriche se voyaient confrontées à 28 pays ennemis ! Même si les vainqueurs de la guerre accusaient l’Empereur allemand (qui ne remplissait qu’une fonction purement représentative, comme de nos jours de roi d’Espagne) d’avoir fait des plans de conquérir le monde et d’être le principal responsable de la guerre, les faits montrent clairement que ni l’Allemagne, ni l’Autriche n’avaient d’intérêt à commencer une guerre qu’ils ne pouvaient que perdre.

L’Empereur Guillaume II avait une fonction surtout représentative –  ce qui n’a pas empêché les Alliés de le déclarer le principal responsable de la Guerre mondiale.

Bien que les ennemis aient cru qu’ils allaient exterminer les deux pays de façon définitive et de les occuper, surtout l’Allemagne se défendait mieux de ce qu’on croyait. Enfin, l’Allemagne devait accepter les conditions humiliantes et oppressives de Versailles, mais continuait à exister en tant que nation. La dictature des nazis pouvait s’installer surtout en raison des solutions prometteuses d’Hitler, après que tout un éventail de gouvernements démocratiques n’aboutait à rien. Par conséquent, petit à petit, le dictateur arrivait à libérer le pays de la misère économique. En même temps, une seconde guerre mondiale, cette fois-ci décisive, s’annonçait. L’Angleterre, la France, la Russie et les Etats-Unis faisaient tout pour déclencher une guerre (ce qui, évidemment, est nié de nos jours, puisqu’on veut dissimuler la vérité et diffamer l’Allemagne). Cette fois-ci, le moment déclencheur était le conflit entre l’Allemagne et la Pologne. Ce pays a été fondé à la veille de la première guerre mondiale et a obtenu de vastes territoires qui, avant, appartenaient à l’Allemagne. La minorité allemande dans ces territoires a été extrêmement discriminée, et la Pologne voulait arracher encore plus de territoire à l’Allemagne et menait donc des attaques permanentes contre cette dernière. La Pologne pouvait conter sur l’aide de l’Angleterre, qui lui avait promis de la protéger en cas de guerre. Après des provocations et des crimes (entre-autres des massacres massives de membres de la minorité allemande) qu’aucune nation libre n’aurait accepté, l’Allemagne a déclaré la guerre à la Pologne (ce qui, de nos jours, est présenté comme une attaque improvisée et soudaine). Par conséquent, l’Angleterre et la France déclaraient la guerre à l’Allemagne. Les environs 40 offres de pays de la part d’Hitler depuis le début de la guerre ont tous été refusées, une vérité qui n’est pas non plus mentionnée de nos jours. Enfin, l’Allemagne a souffert d’une destruction totale. De même les Allemands savaient bien qu’une victoire n’était guère possible dans cette guerre, mais le peuple allemand luttait désespérément, puisqu’il savait que les ennemis n’auraient pas de pitié. Toutes les villes allemandes avec plus de 60 000 habitantes ont été détruites, des millions d’Allemands assassinés, violés, expropriés et expulsés, et le pays a été occupé. Tout cela, aujourd’hui, se présente comme « libération » de la dictature des nazis.

Les alliés ont « libéré » les Allemands – et ont tué des millions d’habitants ainsi que détruits leurs villes. Ici, Würzburg, après l’attaque aérienne.

Les alliés ont pris avec eux tout ce qui restait. Ils ont accusé les Allemands, bien entendu, de crimes horrifiques et leurs ont interdit de se défendre contre les accusations, ne serait-ce qu’avec des preuves. Les alliés ont arrêté tous les journaux, les émissions radiophoniques, les maisons d’édition et les universités. On a supprimé plus de 30 000 titres de livres. Des nouvelles licences ont seulement été données à des « candidats adéquats ». Depuis, on force les Allemands à un programmes de « ré-éducation » on les force à assumer la responsabilité pour deux guerres mondiales et pour des crimes qu’ils auraient du commettre.

Celui qui se met à étudier toutes les sources et à se poser des questions doit forcément critiquer la version présentée par les manuels scolaires et les médias de communication ; et il va connaître tout aussi bien les preuves de tout ce qu’on vient de dire. Des autorités dans les pays du monde connaissent le jeu de dupes, mais il s’agit d’une minorité et d’une vérité interdite, et que la grande majorité des gens qui reçoivent toutes leurs informations de sources contrôlées (école, télévision, etc.) ne peut même pas s’imaginer.

A la fin de la guerre, en 1945, l’Allemagne était au point mort. Les vainqueurs se donnaient quatre ans, jusqu’en 1949, pour donner une nouvelle organisation administrative aux territoires occupées. Dans la partie de l’Ouest, on a fondé la République Fédérale d’Allemagne (RFA), dans la partie centrale (aujourd’hui dite « de l’Est ») on a fondé la République Démocratique Allemande (RDA), et les territoires de l’est ont été annexés par la Pologne, la Tchécoslovaquie et l’Union Soviétique. Depuis que l’Union Soviétique s’est convertie en ennemi, les Etats-Unis ont changé projet pour leurs parties allemande et européenne. En 1947, on a initié le plan Marshall (appelé selon le ministre des Affaires Etrangères George C. Marshall), qui, de nos jours, est présenté comme un grand cadeau de la part des Etats-Unis. En réalité, ce n’était pas comme ça : Tandis que l’argent que la France et d’autres pays ont reçu c’était un cadeau, l’Allemagne en a reçu moins qu’eux et, d’autant plus, sous forme de « crédit ». Ce crédit correspondait plus au moins à un quart des dépenses annuaires de l’occupation ennemie et qu’il fallait payer. Encore aujourd’hui les habitants d’Allemagne payent, avec leurs impôts, les bases des Etats-Unis et de l’Angleterre avec 100 000 soldats étrangers qui restent en Allemagne. Avec le plan Marshall commence le projet de l’Union Européenne ; pour recevoir l’argent, les pays européens ont du accepter un plan de développement économique commun. En 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier a été créée, une institution qui permettait à la France de contrôler l’industrie du charbon et de l’acier allemande ; il s’agit bien de l’autre nucléus de l’UE. Comme cela, des moyens existaient pour continuer à contrôler la RFA bien que, officiellement, elle ait obtenu la souveraineté en 1955. Quand on voyait que l’Union Soviétique et avec elle, son satellite, la RDA, allaient s’effriter, ce qui rendait l’union des deux Allemagnes plus probable, la France exigeait de l’Allemagne une union monétaire. Jusqu’aujourd’hui, les Français contrôlent l’Euro à l’aide de la Banque Centrale Européenne, dont les positions clés ont été entre la main de la France. On savait déjà avant que cette union allait être un désavantage pour l’Allemagne : Quels avantages peut-on attendre pour un pays avec une économie forte et une monnaie dure de s’unir avec des pays qui ont des économies faibles et enclines à l’inflation ? Aucuns, bien entendu ! Par conséquent, L’Angleterre, la Norvège et la Suisse ne sont pas entrées à la Zone Euro, qui ne leur aurait causé que de désavantages. La vérité cachée par la propagande a déjà été révélée à plusieurs reprises par l’élite politique en Allemagne : Ainsi, le commissaire de l’UE Günter Verheugen disait dans une interview que l’UE et l’euro n’existaient que « pour que l’Allemagne ne se convertisse en une menace pour le reste du monde ». L’actuel ministre des finances, Wolfgang Schäuble, admettait en novembre 2011 lors d’un sommet bancaire que l’Allemagne n’avait pas de souveraineté depuis 1945 et que l’UE se convertirait, dans les mois qui allaient suivre, en une union politique et financière ! Et pourtant, Angela Merkel et la majorité des hommes politiques continuent leur voie et affirment que l’Euro garantit le bien-être de notre nation. Toujours on dit que la paix en Europe dépende de l’Euro. Mais celui qui dispose des informations qu’on vient de présenter devrait très bien savoir ce que cela veut dire.

Résumons. Le sujet, évidemment, est plus complexe. Les guerres n’ont jamais été un avantage pour les peuples. Les deux guerres mondiales ne se sont pas non plus produits en raison d’une haine entre les Français, les Anglais, les Russes et les Allemands. Il y a d’autres gens qui profitent de ces guerres, de ces crises, de cette politique criminelle qui se justifie par celles-ci. Dans les deux cas, les investigations nous mènent directement aux banques, à la Wall Street et à l’empire des Rothschild (un travail de recherche de l’Université de Zurich en Suisse indique que seulement 147 groupes d’entrepreneurs font partie des 40 000 entreprises multinationales les plus grandes. Entre ces groupes on trouve p.ex. Goldmann Sachs, AXA et Deutsche Bank. Si l’on combine le nom de ces entreprises avec le nom de Rothschild, google révèle que tous ces groupes économiques sont associés à l’empire des Rothschild !) Instiguer la haine entre les peuples, les nations et les religions : cela fait partie de ce sale jeu. Et il est évident : Les Allemands, les Espagnols, les Grecs et toutes les autres nations, en réalité, n’ont aucune motivation pour se haïr.

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3 commentaires pour L’Allemagne est-elle coupable des problèmes en Espagne et en Grèce ?

  1. jf dit :

    En milieu/fin de page, vous écrivez:
    « Les environs 40 offres de pays de la part d’Hitler depuis le début de la guerre ont tous été refusées, une vérité qui n’est pas non plus mentionnée de nos jours. »

    1- je pense que vous vouliez dire « 40 offres de paix », je me trompe ?

    2- serait il possible de faire un article sur toutes ces offres de paix, afin de permettre à vos lecteurs d’avoir des réferences précises. Ou bien de donner quelques references entre parenthèses dans le texte par exemple.

    Cordialement

    • @jf

      Veuillez-nous excuser. Il s’agit bien sûr d’une faute de traduction.
      L’idée d’un article sur les propositions de paix de la part du chancelier Adolf Hitler pourraient être faites directement à l’auteur de l’article à travers le blog ami de langue allemande cité en début d’article. Je précise qu’ils comprennent et parlent fort bien le Français. Votre idée est excellente du reste et si vous comprenez l’allemand, je vous conseille également le petit document de de Herbert Hoff « Faktenspielen VI » Drei zum Krieg vereinte Diener : Churchill, Roosevelt, Staline. Die auslösung des 2. Weltkriegs. Adresse : Eigenverlag Arnold Höfs – 31832 Springe

      Bien cordialement

  2. sternbald dit :

    Merci à Tancrède pour publier cet article. Il s’agit d’une traduction d’un article de Skeptizissimus (http://schwertasblog.wordpress.com/2011/12/03/ist-deutschland-an-der-finanzkrise-schuld/) par Herse. Il existent aussi des traductions à l’anglais et à l’espagnol (vous les trouvez dans l’original, sous le titre).
    Cordialement, de l’Allemagne,
    Sternbald

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