Sauvons un taureau

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3 commentaires pour Sauvons un taureau

  1. Philepo Reivo dit :

    Il est tout à fait vrai que les taureaux de combat ont des conditions de vie infiniment préférables à celles de la grande majorité des autres animaux d’élevage. Je reconnais aussi qu’il y a quelque chose de presque énervant dans un sentimentalisme qui nous ferait nous mobiliser pour le sauvetage de quelques bêtes, parce qu’elles sont en centre d’arènes qui ne nous concernent pas directement, quand les autres souffrent le martyr à l’abri des regards pour se retrouver dans nos assiettes…
    Maintenant, cette évidence ne devrait pas permettre pour autant de cataloguer comme bobo-gaga tout adversaire de ce spectacle plus que discutable de la corrida, surtout quand on sait que votre représentant, celui donc, qui a recours au mêmes arguments que vous, relatifs au respect des traditions locales, pour légitimer son maintien, et le promouvoir même, n’est autre que Frédéric Mittérrand…

    Il faut arrêter cinq minutes aussi, avec l’histoire des traditions. La gavage des oies est traditionnel, comme la crémation des païennes par les catholiques, et plein d’autres saloperies, dont on devrait se débarrasser impitoyablement. En France, on abattait traditionnellement les veaux et les moutons en les égorgeant exactement de la même façon que dans l’abattage rituel exotique, avant que les « bobo-gaga » défenseurs des animaux ne s’en mêlent… D’autres comme vous on du braire aussi, au nom des traditions…

    Vous les défenseurs de la corrida, vous parlez de la race des ces taureaux de combat, comme une histoire de biodiversité à préserver, et que seule la corrida préserve donc. Cela n’a pas de sens ; cette race n’est pas naturelle, elle a été créé par l’homme, comme toutes celles d’élevage, dans une direction bien déterminée. La seule chose sur laquelle il convient de se pencher, c’est « est-ce que cette direction est à préserver, ou à oublier ? » La Nature saurait faire sans ces animaux sélectionnés pour d’autres objectifs et valeurs que les siens, et la disparition de cette race, qui ne sert à rien d’autre donc, qu’à servir un divertissement lamentable, ne devrait pas nous sensibiliser. Et je ne dirais pas cela donc, pour illustrer mon propos, de nos anciennes races de chevaux de trait, qui ont été sauvées par la boucherie chevaline ; je suis donc opposé aux arguments anti-hippophagie.

    D’un point de vue très simpliste et personnel, j’ai élevé des bovins, de la naissance, des premiers biberons, jusqu’à l’abattage, quelques rares fois, et idéalement, à la ferme (c’est interdit par les « bobos-gagas »), et malheureusement le plus souvent, jusqu’au piège à tuer des abattoirs, à travers ces couloirs… inoubliables, pour être court sur la question. Bref, un soucis de tous les jours, de tous les instants, pour que les choses se passassent au mieux avec les bêtes, pour leur épargner la moindre souffrance, et par dessus tout, éviter la situation conflictuelle (avec les taureaux notamment) par passion de la relation que je pouvais établir avec eux. Alors vis à vis de personnes qui cautionnent, pour la simple la sauvegarde d’un spectacle de merde, le fait de torturer à mort un animal, pour le rendre fou et le pousser à rompre le lien de respect et de complicité qui l’unit à l’homme, par le biais de milliers d’années de travail et de relations rapprochées dont nous sommes tous un peu les dépositaires, il y a de quoi être énervé, oui… Le dialogue n’est pas possible, c’est vrai.

    Tout dans la corrida est hideux, grotesque, répugnant, jusqu’à ces tenues de majorettes « Jean-Paul Gaultier » que portent les Toréadors, qui ont tant ému donc, votre Frédéric Mitterrand. Idéalement, la corrida devrait être interdite, et ses partisans envoyés en camps de concentration, ou mieux encore, dans l’arène !

  2. Vent Couvert dit :

    Je veux bien que vous soyez amoureux des animaux, tout comme moi d’ailleurs et que vous montriez les ignobles procédés des abattoirs mais de là, à ce que Tancrède Lenormand se mette à faire la promotion de ceux qui veulent abattre les dernières traditions existantes en France, c’est à pleurer. Autant tout de suite profiter des journées du patrimoine cette fin de semaine pour vous inscrire à la grande loge de France qui ouvre ses portes. Nous faire écouter un abruti de breton faire la leçon aux sudistes? De quoi se mêle-t-il? Venons-nous dans son pays lui parler des algues vertes et des élevages porcins comparés aux étendues de prairie d’herbe grasse dont bénéficie le taureaux de combat pour vivre sa vie et gambader, à l’inverse de celui qui se trouve dans son jardin justement? Ou lui reprocher le vote bobo-gaga et l’ethno-masochisme du breton pur souche? D’autant que l’erreur profonde est bien celle-ci : que ferez-vous de la race des taureaux de combat quand il n’y aura plus de Corrida? C’est la Corrida qui lui permet de vivre. Sans corrida, pas de taureaux de combat. Et rien pour le recycler. Et dire qu’il y a marqué « site de réinformation et de culture » en en-tête de votre blog! Ca m’a énervé tiens!

    • @ Vent couvert

      A propos de tradition, pouvez-vous me dire depuis quand la corrida existe en France ? XIX eme siècle. A l’époque où les vraies traditions ancestrales s’éteignent, pour être remplacées par le spectacle.
      Je préfère ce Breton un peu farfelu à tout les toreros qui gagnent leur vie en trompant leur public et en combattant à armes inégales.

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