Les protocoles des Sages de Sion ; Un Plan de Domination Élarboré depuis des Siècles par le rabbinat juif.

LA GENÈSE DES PROTOCOLES

Les Protocoles des Sages de Sion sont la consignation écrite de conférences faites
en trois séances et groupées en vingt-quatre parties consacrées au programme
politique, économique et financier de l’établissement de l’’hégémonie mondiale
juive. Les recherches les plus récentes démontrent que ce programme n’a pas été
arrêté, comme beaucoup le croyaient, au premier Congrès sioniste de Bâle en
1897 ; il n’a pas non plus été rédigé par des Sionistes et n’a rien à voir avec le
Sionisme. En 1925, le grand-maître de l’antisémitisme Théodhor Frisch avait
écarté l’’hypothèse qu’’un plan sioniste, en écrivant lui-même dans la revue Hammer
d’avril, n° 547 :

« Il faut encore dissiper un malentendu. Nous avons réfuté dès le début la
désignation « Protocoles Sionistes ». Tout d’’abord, il ne saurait s’’agir de
Protocoles, c’’est-à-dire de consignations de conférences, mais bien de
directives et de thèses formant un programme politique. D’’autre part, il y
a lieu de faire remarquer que ces Protocoles n’’ont rien de commun avec
l’’Association Sioniste fondée par le docteur Herzl et dont le but principal
est la constitution d’un État juif en Palestine. Par « Sages de Sion », il faut
évidemment entendre les grands chefs spirituels du judaïsme, le Conseil
Suprême du Judaïsme, pour ainsi dire . assemblée analogue à celle du
Sanhédrin et dont le programme est fixé par les protocoles. Le titre
« Programme des Sages de Sion » serait donc beaucoup plus exact. »

La raison pour laquelle Fritsch a tout de même intitulé sa brochure « Les
Protocoles Sionistes » n’’apparaît pas clairement..

Bref historique

Le premier éditeur des
Protocoles, le Russe. Nilus, dont nous
reparlerons plus tard, écrivait déjà
(édition de 1911, p. 54) :

« Il faut par ailleurs reconnaître que la 
désignation du manuscrit ne 
correspond pas exactement à l’esprit du 
texte. Ce ne sont pas des protocoles, 
mais des conférences faites par un 
personnage influent, divisées en 
plusieurs parties qui ne s’enchaînent pas 
toujours logiquement entre elles. »

Cela est parfaitement exact, mais
Nilus qualifia néanmoins chaque partie
de « protocole », ce qui amena par la
suite les traducteurs à commettre une
très grave erreur. Ils crurent pouvoir
conclure qu’’il y avait eu vingt-quatre
séances secrètes, et intitulèrent en
conséquence chaque partie « Séance ».
Cette interprétation arbitraire est en complète contradiction, avec le texte des
« Protocoles » (Nous sommes obligés de conserver ce titre, utilisé antérieurement).
Il ressort nettement du texte qu’il s’agit d’’une conférence répartie sur trois séances
d’environ une heure chacune. Dans le Protocole 20, l’auteur lui-même emploie le
mot « conférence ».

La première conférence comprend les parties 1 à 9 et traite du programme
destructif : excitation à la discorde au sein des partis ; extermination de la noblesse
et des grands propriétaires terriens ; provocation de crises économiques et de
troubles parmi les ouvriers ; action de désagrégation par la presse ; confusion de
l’opinion publique ; dépravation de la jeunesse ; sapement de la justice ; lutte
contre la religion.

La deuxième conférence comprend les parties 10 à 19. Il s’agit bien d’une
autre conférence et d’une autre date, ainsi que le prouve nettement l’introduction
(Prot. 10, 1) : « Je commence cette fois par une répétition de ce que j’ai dit
antérieurement. » Le conférencier traite du programme constructif : de la
constitution de l’’État, de la position des représentants du peuple, de l’’organisation
de la presse, de la législation, de la justice, de l’’instruction publique, de
l’’organisation de la police.

La troisième conférence . parties 20 à 24 . débute par la phrase :

« Aujourd’hui, nous parlerons du programme financier. » Le conférencier
traite des impôts, de la circulation de l’argent, du budget de l’État des

emprunts publics et finalement de la position du Souverain. Cette
conférence semble avoir été exceptionnellement courte, ce qui s’explique
du fait que le manuscrit parvenu à Nilus ne contenait pas les
développements ultérieurs. On peut se rendre compte qu’il manque
quelque chose d’après les paroles du conférencier (Prot. 16, 7) : « Faisant
suite à mes développements au sujet de notre programme actuel et futur,
je vous donnerai lecture des principes de ces théories. » Cet appendice, qui
manque malheureusement terminait la troisième conférence.

Quant à l’origine des Protocoles, on en sait ce qui suit :

« Au printemps de 1895, un propriétaire terrien, le commandant en retraite
Alexeï Nikolaïevitch Soukhotine, Maréchal de Noblesse, c’est-à-dire,
Président de l’Association des Nobles de la région, habitant à Tchern
(gouvernement de Toula), reçut d’une Russe la copie du Protocole rédigée
en langue française. Les recherches ont établi qu’en toute probabilité il
s’agissait de Mlle Juliana Dimitrievna Glinka (1844-1918), fille d’un
diplomate russe, vivant à Paris sous le nom de Justine Glinka et qui, entre
1880 et 1890, avait déjà fait parvenir aux autorités de son pays des
renseignements sur l’’activité des révolutionnaires russes. Lorsqu’’elle quitta
Paris, au printemps de 1895, et rentra en Russie, elle rendit visite pas
hasard au commandant Soukhotine qui était de ses amis, et lui remit une
copie des Protocoles qu’elle avait obtenue d’une manière mystérieuse par
un franc-maçon français à Paris et rapportée en Russie. Soukhotine en fit
faire plusieurs copies qu’’il remit à ses amis. Il a pu être prouvé qu’’il donna
le premier exemplaire, en 1895, au futur Conseiller d’État Philippe
Petrovitch Stepanoff (mort est 1932), qui fit polycopier cet écrit dans la
même année et le fit imprimer en 1897 en petite quantité à l’’intention de
ses amis et connaissances.

Plus tard, le russe Kruchevan, député à la Douma et adversaire des Juifs,
entra en possession d’un exemplaire de cette édition, dont il fit publier le texte en
abrégé et en mauvaise traduction dans les numéros du 28 août au 7 septembre
1903 de son journal Zuamia (l’’Étendard).

À l’été 1911, Soukhotine rendit également une copie des Protocoles à son
ami le propriétaire terrien et écrivain Sergueï Alexandrovitch Nilus (1862-1930)
qui travaillait alors à un ouvrage sur L’Antéchrist qui approche. Cet ouvrage traitait de
l’activité destructive des puissances secrètes supranationales. Le livre, intitulé Le
Grand dans le Petit et l’Antéchrist une possibilité politique prochaine, se trouvait déjà sous
presse (il parut est 1901) de sorte que Nilus ne put y faire figurer les Protocoles. Il
ne le fit que dans la deuxième édition, qui parut en 1905. Par la suite, Nilus fit
publier, en 1911, une troisième édition portant le titre L’antéchrist qui approche et, en
1917, une quatrième et dernière édition sous le titre Il est devant la porte. Nilus décrit
lui-même, dans l’édition de 1905, de quelle façon il était entré en possession des
Protocoles :

« J’ai réussi à obtenir la manuscrit par une personne qui m’était proche et qui
est décédée depuis. [Il veut parler de Soukhotine.] Il me fut remis il y a
environ quatre ans, c’est-à-dire, en 1901, avec la garantie qu’’il s’’agissait

d’’une copie exacte du document original qu’une femme avait dérobé à l’un
des chefs particulièrement influents de la Franc-maçonnerie après une
séance secrète des initiés en France, ce nid moderne de la conjuration
maçonnique. »

Nilus précise encore dans son édition de 1917 :

« Ce manuscrit me fut remis par le Maréchal de Noblesse de 
l’arrondissement de Tchern, Alexeï Nikolaïevitch Soukhotine […] 
Soukhotine me dit à cette occasion qu’il avait reçu ce manuscrit des mains 
d’une propriétaire terrienne de l’arrondissement de Tchern, qui vivait 
continuellement à l’étranger. Je me souviens qu’’il me dit également son 
nom, mais je l’ai oublié. Cette dame doit avoir obtenu le manuscrit d’une 
façon assez mystérieuse, probablement elle l’a dérobé. » 

D’après une déclaration faite au Welt-Dienst (Service Mondial) à Erfurt, le 24
mars 1936, par le fils de Nilus, Sergueï Sergueïevitch Nilus (1883-1941), qui était
présent au moment où Soukhotine remit le manuscrit à son père, ce dernier écrivit
intentionnellement qu’’il avait oublié le nom de la dame en question, car
Soukhotine lui avait fait promettre de ne pas révéler l’identité de l’intermédiaire
tant qu’’elle vivrait, afin de ne pas l’exposé à des ennuis.

Il ressort de tout cela que le document existait déjà à l’époque où eut lieu le
premier Congrès Sioniste de Bâle, en 1897, et que ce document fut dérobé à un
sioniste. Si les Protocoles peuvent encore avoir un rapport avec le Congrès
Sioniste, cela doit être attribué à deux citations. Dans l’édition de 1917, Nilus
écrivait : « Ce n’est qu’’à présent que cela me paraît croyable et que j’’ai appris de
sources juives que les Protocoles représentent le plan stratégique de soumission
du monde par Israël, l’ennemi de Dieu. Ce plan fut élaboré par les chefs du
judaïsme pendant les siècles de la dispersion du peuple juif, et présenté par le
Prince de l’’Exil, Theodor Herzl, au Conseil des Anciens au moment du Premier
Congrès Sioniste convoqué par lui à Bâle en août 1897. »

C’’est ce rapport qui a amené les éditeurs ultérieurs à admettre que les
Protocoles furent discutés et arrêtés en vingt-quatre séances secrètes au Premier
Congrès Sioniste à Bâle. D’après les développements de Nilus, Herzl aurait eu
sous la main un plan élaboré depuis fort longtemps par les chefs juifs et qu’’il
aurait simplement présenté au Conseil des Anciens. Nilus n’a pas prétendu que ce
plan fût l’’objet d’une résolution prise au Congrès de Bâle et fût ainsi devenu un
programme sioniste. Il n’’est pas impossible que l’’auteur des Protocoles ait profité
de la réunion des chefs juifs à Bâle pour leur faire connaître son programme
d’’hégémonie mondiale et que Herzl ait distribué des copies de l’’intéressant écrit à
quelques-uns de ses amis.

Mais cette supposition n’’est étayée par aucune preuve. Nilus semble avoir
été victime d’’une erreur. C’’est précisément la question de l’’origine des Protocoles
qui constitua l’’objet principal d’’un procès qui dura plus de quatre ans à Berne, et
où il fut prouvé irréfutablement que le Congrès de Bâle n’’avait rien de commun
avec les Protocoles.

La deuxième communication fut faite par le Capitaine Müller von Hausen.

Sous le nom de Gottfried Zur Beck, celui-ci publia, en 1919, la première
traduction en allemand des Protocoles, sous le titre Les Secrets des Sages de Sion. Il
écrivit :

« Lorsqu’’on apprit par les journaux que les sionistes allaient se réunir à Bâle 
pour discuter de l’établissement d’un État juif en Palestine, le chef du 
Service Secret russe à Paris. Ratchkovsky, y envoya un espion, aux dires 
d’un Russe qui occupa pendant de longues années un poste important 
dans un Ministère à Saint-Pétersbourg. Cet espion corrompit un juif qui 
avait la confiance des « Représentants de Sion ». A la fin de la séance, ce 
Juif était chargé de porter les décisions prises, et inconnues des non-
israélites, à la Loge juive de Francfort-sur-le-Main, loge fondée le 16 août 
1807 sous le nom de A l’’Aurore Naissante, et qui, depuis un siècle, assurait 
la liaison avec le Grand-Orient de France. Ce voyage facilita grandement la 
trahison projetée. Le messager passa la nuit dans une petite ville où le 
Russe l’attendait avec un groupe de copistes qui se mirent immédiatement 
à la besogne, mais ne purent copier en une seule nuit tout le manuscrit. 
‘L’original était en français. » 

(Beck modifia plusieurs fois son récit, nous citons ici la huitième édition de
1923.)

Les recherches faites à ce sujet ont prouvé irréfutablement que ce rapport,
que Beck aurait reçu du général russe Kourloff avait été inventé de toutes pièces.
D’’après la déclaration faite au Welt-Dienst (Service Mondial) dans une lettre du 13
juillet 1936 destinée au Tribunal de Berne par l’ancien Attaché Impérial russe
Andreï Petrovitch Ratchkovsky (1886-1941), fils du Conseiller d’État décédé en
1910, son père n’’avait, jusqu’’en 1906, année où il prit connaissance de l’’ouvrage,
aucune idée de l’’existence des Protocoles. Andreï Ratchkovsky possédait
également les archives complètes de son père, c’’est-à-dire les archives de l’’agence
de la police secrète russe à Paris, que dirigeait celui-ci. Or, dans aucun document,
ni date, ni aucune correspondance, existe-t-il une allusion, ni aux fameux
Protocoles, ni à une mission secrète de Ratchkovsky au Congrès de Bâle. Il faut
encore ajouter que le gouvernement soviétique mit tous les documents concernant
l’’activité de Ratchkovsky à la disposition du Tribunal de Berne à l’occasion du
procès. On ne trouva, ni dans les archives de Saint-Pétersbourg ni dans celles de
Moscou, un seul document prouvant que Ratchkovsky avait eu des rapports de
quelque nature que ce fût avec le Congrès de Bâle, ou établissant un lien entre lui
et les Protocoles.

La lutte de Judas contre les Protocoles

Jusqu’’à la fin de la Grande
Guerre, les Protocoles étaient
inconnus en dehors de la Russie. La
situation commença seulement à
devenir gênante à partir de la fin de
1919, époque où des traductions
des Protocoles furent mises en
vente en Allemagne. D’autres
traductions suivirent en 1920, en
Amérique du Nord et en
Angleterre. La première édition
anglaise, qui parut à Londres sous
le titre The Jewish Peril, Protocols of the
Learned Elders of Zion (Le péril juif,
Protocoles des Sages de Sion), attira l’’attention du Times qui prit position dans son
numéro du 8 mai 1920. On peut y lire entre autres :

« Le Times n’’a pas encore analysé ce curieux petit livre. Mais sa diffusion 
augmente de plus en plus ; sa lecture est faite pour inquiéter ceux qui 
savent réfléchir. Remarquons que certains traits essentiels du prétendu 
programme juif offrent une analogie troublante avec les événements 
actuels […] Que sont donc, en réalité, ces Protocoles ? Sont-ils 
authentiques ? Et si oui, quelle assemblée malveillante a-t-elle forgé ces 
plans ? S’’agit-il d’’un faux ?? Si oui, comment expliquer cette note 
prophétique et lugubre, ces prédictions qui sont, soit partiellement 
réalisées, soit en cours de réalisation ? […] De telles questions ne peuvent 
être éludées par un simple haussement d’’épaules […] Une enquête 
impartiale s’impose […] Si l’’on en juge d’’après le texte, il semble que les 
Protocoles aient été écrits par des Juifs et pour des Juifs. »

L’’enquête « impartiale » fut faite par les Juifs et, en 1920, trois articles de
journaux, qui devaient donner l’impression que les auteurs avaient procédé à des
recherches indépendamment les uns des autres, parurent dans trois pays
différents.

Le 25 février 1921, The American Hebrew (L’’Hébreu Américain) de New York
publiait une interview que l’ex-princesse Catherine Radziwill (née en 1858) avait
accordée au gérant de ce journal et au rabbin de New York, Isaac Landmann. Elle
déclara que les Protocoles avaient été rédigés après la guerre russo-japonaise
(1904-1905) et après le déclenchement de la première Révolution russe de 1905,
par le Conseiller d’État Pierre J. Ratchkovsky, chef de la police secrète russe à
Paris, en collaboration avec son agent Mathieu Golovinsky. Ce dernier lui avait
montré le manuscrit qu’’il venait de terminer au moment de son passage à Paris, en
hiver 1905. Les milieux conservateurs russe comptaient, au moyen de cet écrit,
exciter contre les Juifs le tsar Nicolas II. Pour prouver qu’’elle avait elle-même vu
le manuscrit, l’ex-princesse Radziwill précisa qu’il y avait sur la première page une
tache d’’encre bleue.

Un Français, le comte Armand du Chayla, se chargea peu après d’’une
deuxième publication, qui parut les 12 et 13 mai 1921 dans le journal russe
Poslednia Novosti (sous-titre français : « Dernières Nouvelles ». L’’auteur y racontait
que Nilus, à qui il avait rendu visite en Russie, en 1905, lui avait montré le
manuscrit, déclarant l’avoir reçu de sa compagne Natalia Afanassievna
Komarovsky, à qui Ratchkovsky l’’avait remis à Paris. Pour rendre son article digne
de foi, du Chayla écrivit également que le manuscrit présentait une tache d’’encre
bleue. Il est prouvé à l’’heure actuelle qu’’il avait emprunté cette inexactitude aux
déclarations de l’’ex-princesse Radziwill.

Le troisième article fut publié par le journaliste anglais Philip Graves dans le
Times, numéros des 16, 17 et 18 août 1921. II révéla que, pendant son séjour à
Constantinople, il avait acheté à un réfugié russe le livre du révolutionnaire
Maurice Joly, paru en 1864 sous le titre Dialogue aux Enfers entre Machiavel et
Montesquieu et qu’’un examen plus approfondi lui avait démontré que l’’auteur des
Protocoles avait largement puisé dans cet ouvrage.

Ces trois articles regorgent de fausses déclarations. L’’ex-princesse Radziwill,
en particulier, a donné libre cours à son imagination, car, en 1895, les Protocoles
étaient déjà entre les mains de Soukhotine et de Stépanoff ; en 1901, ils se
trouvaient en la possession de Nilus et, en 1903, ils furent publiés dans le journal
Znamia (L’’Étendard). Il est donc impossible qu’ils aient été rédigés en 1905.
D’’autre part, le Conseiller d’État Ratchkovsky avait déjà été relevé de ses
fonctions à Paris en 1902 ; il avait alors quitté définitivement Paris pour se fixer en
Russie jusqu’’à sa mort, survenue en 1910. Il n’’était donc plus à Paris en 1905. En
outre, on a pu prouver, avec document à l’’appui, que Ratchkovsky n’’avait jamais
eu sous ses ordres un agent du nom de Golovinsky.

Le rapport du comte du Chayla est tout aussi inexact. D’’après les
déclarations écrites du fils de Nilus, il était enfant illégitime, né en 1883 et
reconnu, en 1895, de Sergueï A. Nilus et de sa cousine et compagne, Natalia
Afanassievna Volodimeroff, née Matveïeff f (1845-1934), qui ne s’’est jamais
appelé Komarovsky. Ses parents ne firent que deux brefs séjours en France au
cours des années 1883 et 1894 ; ils ne furent jamais en relation avec Ratchkovsky.
Le manuscrit des Protocoles, que du Chayla vit en 1909, était entre les mains du
fils de Nilus depuis 1901, après la visite de Soukhotine, mais il ne présentait
aucune tache caractéristique d’’encre bleue. Nilus réfute également les autres
affirmations de du Chayla et le traite, dans sa déclaration transmise au Tribunal de
Berne, de « perfide menteur » et de « calomniateur ».

En ce qui concerne les déclarations de Philip Graves, elles n’’ont d’’exact que
le fait que l’’auteur des Protocoles s’’est abondamment inspiré du livre de Joly,
satire sur le gouvernement dictatorial de Napoléon III , ouvrage qu’’il a par
endroits textuellement plagié.

L’’auteur, n’’ayant pas fait référence à l’’ouvrage de Joly, s’’est donc rendu
coupable de plagiat. Les autres conclusions tirées de ce fait sont néanmoins
fausses. Comme l’’écrivit le Times, il s’’agit de savoir si les Protocoles ont été rédigés
par un juif pour des juifs. Le fait que l’’auteur ait plagié un autre ouvrage est sans
importance pour la question de savoir s’’il s’’agit d’’un programme authentiquement
juif ou, au contraire, d’’une invention anti-juive. Cette dernière hypothèse n’’a
jamais pu être prouvée par la Juiverie. Toutes les tentatives faites pour accuser
Ratchkovsky, ou la police, russe en général, de falsification ont échoué
lamentablement, puisque le caractère mensonger des seuls témoignages existants
(ceux de l’ex-princesse Radziwill et du comte du Chayla) a pu être reconnu.

Le grand procès de Berne

Il se passa encore douze ans avant que
la Juiverie n’essayât de faire constater la
falsification des Protocoles par une décision
de justice. Le 26 juin 1933, la Ligne Israélite
Suisse, agissant en liaison avec la
communauté israélite de Berne porta plainte
devant le Tribunal Cantonal de Berne
demandant que la brochure des éditions
Hammer, Les Protocoles Sionistes, qui avait été
distribuée peu avant dans une réunion anti-
juive, soit classée dans la littérature
subversive et que la diffusion en soit
interdite. Cette plainte s’appuyait sur l’article 14 de la « loi relative aux films et aux
mesures contre la littérature subversive » du 10 septembre 1916, valable dans le
Canton de Berne et selon laquelle :

« …l’impression et la diffusion d’écrits subversifs, en particulier d’ouvrages
dont la forme et le texte sont de nature à exciter au crime ou susceptibles
de mettre en danger les bonnes moeurs, d’offenser la pudeur, d’exercer un
effet brutal ou de provoquer d’autres scandales, sont interdites. »

Cinq Suisses étaient accusés d’avoir distribué la brochure en question ;
parmi eux se trouvaient en particulier le musicien Silvio Schnell et l’architecte
Théodor Fischer.

À la première audience du procès, qui eut lieu le 16 novembre 1933 et fut
présidée par le Président du Tribunal Walter Meyer, les avocats des plaignants
juifs exigèrent une expertise sur l’authenticité des Protocoles. L’avocat des accusés
s’opposa à cette demande, étant donné que l’ordonnance d’une expertise de cette
nature n’était pas prévue par la loi pour un écrit prétendu subversif, et qu’il
s’agissait uniquement de décider si le texte, authentique ou non, violait cette loi.

Le juge ordonna cependant l’expertise et cita comme experts le professeur
d’université A. Baumgarten, de Bâle, à la demande des Plaignants, et le pasteur
retraité L. Munchmeyer, d’Oldenburg, à la demande des accusées. L’écrivain pro-
Juif, C. A. Loosli, de Berne-Bümplitz, fut nommé expert principal. Les deux
experts suisses déposèrent leurs conclusions au Tribunal en octobre 1934.
Munchmeyer s’étant récusé, les accusés se trouvaient sans expert.

La deuxième audience du procès eut lieu du 29 au 31 octobre 1934. Les
plaignants comparurent avec quinze témoins, juifs et russes pour la plupart, tandis
que les accusés, maintenant leur point de vue . juridiquement exact . que
l’authenticité proprement dite du traité n’était pas en cause, n’avaient cité qu’un
seul témoin, le Dr. Alfred Zander, écrivain de Zurich.

Après avoir entendu les témoins de la partie adverse qui soutenaient, sur le
chapitre de la cause principale, les plus palpables inexactitudes, le juge se vit dans

l’obligation de mettre en liberté les accusés, de citer encore un expert et d’autres
témoins et d’ajourner dans ce but le procès. À la requête de l’avocat des accusés, le
lieutenant-colonel en retraite, Ulrich Fleischhauer, directeur du Welt-Dienst
(Service Mondial) à Erfurt, fut cité comme expert, le 6 novembre 1934. D’autres
part, l’avocat des accusés proposa de procéder dans le même délai à la citation
d’une quarantaine de témoins.

Le 15 janvier 1935, Fleischhauer présentait son rapport d’expertise. Il
prouvait que les Juifs et leurs témoins n’avaient pas une seule preuve valable de la
falsification des Protocoles, et que toutes les circonstances plaidaient en faveur de
l’authenticité de ce document, d’une façon tellement probante que le juge, sous
l’influence manifeste de la Juiverie, fut forcé de retirer à la défense la possibilité
d’une argumentation plus détaillée. Il refusa sans motif la citation de l’ensemble
des quarante témoins proposés par l’avocat des accusés.

Du 29 avril au 14 mai 1935, se tint la troisième audience du procès pendant
laquelle les trois experts déposèrent oralement leurs conclusions. Les deux experts
suisses défendirent sans réserves la thèse de la falsification. Ils prétendirent que les
Protocoles étaient un plagiat du livre de Joly et qu’il ressortait des déclarations
dignes de foi, faites par l’ex-princesse Radziwill et le comte du Chayla, qu’ils
avaient été fabriqués de toutes pièces par Ratchkovsky afin de calomnier la
Juiverie. Quant aux indications de dates, incontestablement inexactes, fournies par
l’ex-princesse Radziwill, Baumgarten affirma que celle-ci avait parlé de l’année
1905 par défaillance de mémoire, tandis que Loosli avait délibérément fait un faux
en mentionnant dans son rapport écrit sur les déclarations de l’ex-princesse
Radziwill l’année 1895 au lieu de 1905, sans que le Tribunal ait eu connaissance de
cette modification. Interrogé plus tard, Loosli déclara que la date de 1905 avait été
une faute d’impression qui s’était glissée dans un journal américain et que lui,
Loosli, avait par la suite rectifiée.

Les deux experts passaient sous silence l’allusion de l’ex-princesse Radziwill
à la guerre russo-japonaise et à la révolution russe de 1905, précisions qui excluent
l’hypothèse d’une défaillance de mémoire ou d’une faute d’impression. Dans
l’exposé de ses conclusions, qui dura plusieurs jours, Fleischhauser réfuta le
rapport des deux experts de la partie adverse et démontra en particulier que l’ex-
princesse Radziwill étant une intrigante notoire, une aventurière qui avait même
été condamnée à dix-huit mois de prison par le Tribunal du Cap pour falsification
de traite. Ses déclarations inexactes sur l’origine des Protocoles ne devraient donc
pas, insista Fleishhauser, servir de base à une argumentation juridique.

Quant au comte du Chayla, Fleischhauser fit remarquer que celui-ci avait
été, en 1920, chef de propagande dans l’armée Wrangel, qu’il fut bientôt
démasqué comme agent bolcheviste et honteusement expulsé de l’armée. Sa
condamnation à mort pour haute trahison ne fut empêchée que par l’intervention
de l’Ambassadeur de France.

Pour un tribunal impartial, la validité des témoignages de l’ex-princesse
Radziwill et du comte du Chayla auraient été mise en doute à la lumière de ces

précisions. Le juge de Berne ne tint pourtant aucun compte de l’exposé de
Fleischhauser et traita son expertise de tissu d’élucubrations dictées par son parti
pris anti-Juif.

Par son jugement rendu la 14 mai 1935, le juge Meyer condamna les accusés
S. Schnell et Th. Fischer à des amendes de 20 et 50 francs et au paiement des frais,
s’élevant à 32 270 francs, le premier pour la diffusion de la brochure Hammer, le
second pour la publicité qui fut faite à cette brochure dans son journal Der
Eidgenosse (Le Confédéré), ainsi que pour un article anti-Juif à outrance. Les trois
autres accusés furent acquittés. Dans ses attendus, le juge déclara textuellement
« que les Protocoles sont une falsification et un plagiat et tombent sous le coup de
l’article 14 de la loi ».

La Juiverie put donc jubiler ; le but de l’accusation était atteint ; un tribunal
suisse avait officiellement stigmatisé la falsification des Protocoles.

Schnell et Fischer firent appel ; l’affaire vint, le 27 octobre 1937, devant la
Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Berne. La défense demanda en
premier lieu la cassation du jugement et le renvoi de l’affaire devant le Tribunal de
première instance, ensuite, l’acquittement pur et simple des accusés. Le pourvoi en
cassation était légalement recevable du fait que le juge n’avait point fait rédiger le
procès-verbal de la déposition des témoins par des sténographes assermentée,
mais par des sténographes privés à la solde des plaignants juifs, violant ainsi les
règlements de la procédure.

Il avait en outre omis d’exiger les signatures des témoins. Comme motif
supplémentaire de cassation, on fit valoir qu’aucune des pièces présentées par
l’expert Loosli, et qu’il s’était procurées par l’intermédiaire du Gouvernement
soviétique, n’était légalisée et certifiée conforme à l’original, pas plus que les
traductions faites par l’avoué Dr. Lifschitz de Berne, lesquelles traductions
présentaient des contresens et des omissions.

Le Procureur lui-même fut obligé d’admettre ces fautes de procédure. Le
Tribunal rejeta malgré cela le pourvoi en cassation, déclarant qu’il n’y avait pas eu
de vice de forme répréhensible, de sorte que la révision de ce procès coûteux était
superflue.

Le jugement fut rendu le 1er novembre 1937. Les deux accusés furent
acquittés. L’accusé Ficher fut uniquement condamné à une amende devant servir
de contribution aux frais de l’État, pour son article de journal : « Jeunes filles
suisses, méfiez-vous des satyres Juifs ! ».

Dans les motifs du jugement, le président Peter démontra que la loi sur les
écrits subversifs ne prévoyait pas l’ordonnance d’une expertise et que celle-ci
n’aurait pas dû être ordonnée. Le juge du Tribunal de première instance aurait
simplement dû décider si le texte de la brochure violait la loi, mais non s’il était
authentique ou pas.

La brochure elle-même, de plus, ne pouvait être qualifiée d’écrit subversif,
car elle n’avait aucun caractère immoral et n’excitait nullement au crime. En tant
qu’écrit uniquement politique, elle devait jouir de la liberté de la presse.

Indépendamment de cela, il fut prouvé que l’expert Loosli était partial et
influencé.

Le procès avait duré plus de quatre ans. La Juiverie avait voulu prouver la
non authenticité des Protocoles à l’aide de faux témoignages, de l’élimination de
tous les témoins à décharge, de rédaction par sténographes privée des procès-
verbaux des débats et, en utilisant des pièces justificatives non légalisées, des
traductions erronées et des expertises tendancieuses. Grâce à un juge, membre du
parti marxiste, la Juiverie réussit en première instance, en abusant d’une loi finie
applicable au cas donné à faire déclarer que les Protocoles étaient falsifiés. Mais le
triomphe ne dura pas : la Cour d’Appel annula le jugement.

Bien qu’elle eût constaté certaines fautes grossières commisse par le juge
Meyer dans la conduite du procès, et même des illégalités de procédure, ainsi que
le parti pris de l’expert Loosli, la presse juive eut l’aplomb de déclarer : « Il est vrai
que Schnell a été acquitté, la loi sur les écrits subversifs n’étant pas applicable,
mais la falsification des Protocoles a été reconnue par la justice. Les experts et les
témoins ont fourni des preuves qui ont été acceptées par le Tribunal de première
instance.

Ainsi, elle voulait induire en erreur l’opinion publique. Or, du moment que
la Cour d’appel a constaté que la procédure en première instance avait été illégale
et coupable de partialité, les conclusions de l’expertise de Loosli ont perdu tout
intérêt et les arguments politiques du juge Meyer ne sont plus que les opinions
personnelles d’un homme non compétent, opinions basées . qui plus est . sur
des données fausses.

L’’authenticité des Protocoles

Le procès spectaculaire de Berne se
termina donc par l’échec total des buts de
la Juiverie. Les Protocoles resteront un
document qui, grâce à ce même procès,
sera reconnu comme étant d’autant plus
authentique que la Juiverie, pour réfuter
cette authenticité, n’a rien trouver de
mieux que d’inciter un magistrat à rendre
un jugement erroné s’appuyant sur un article non applicable de la loi, violant la
procédure et utilisant des données inexactes.

Dans les écrits antisémites, on a souvent fait valoir . et cela pour
démontrer l’authenticité des Protocoles . que la politique juive se fait en tous
points selon les directives et les principes qui s’y trouvent énoncés. Cette
coïncidence a servi de point de départ à de nombreuses publications. Alfred
Rosenberg en fait une étude très approfondie dans son livre Les Protocoles des Sages
de Sion et la politique Mondiale Juive (Munich, Éditions Hoheneichen). Rosenberg
conclut par la remarque très juste .

« Les thèses et les documents que nous venons de citer ne laissent pas
subsister le moindre doute sur l’analogie de pensée qui existe entre les
Protocoles et les autres écrits juifs. La politique actuelle est conforme dans
tous ses détails aux citations et aux plans conçus et exposés dans les
protocoles. »

La conception des Protocoles concorde en outre avec les paroles des
prophètes qui promettent l’hégémonie mondiale à Israël : avec les doctrines des
Talmudistes et celles des Kabbalistes. Leur authenticité a même été reconnue par
des Juifs ; en particulier par l’écrivain autrichien Arthur Trebitsch, Juif à cent pour
cent, mais de tendance très antisémite et antisioniste. Dans son ouvrage principal,
L’esprit allemand ou le judaïsme (Vienne, 1921), il écrit, au sujet des Protocoles dont
l’existence lui fut révélée par la brochure de Beck :

« On ne peut avoir le moindre doute sur l’authenticité du texte du livre “Les
Sages de Sion”. Celui qui, comme l’auteur [c’est-à-dire, Trebitsch], a su
pressentir, dans les buts et les intentions de toute notre vie économique,
politique et spirituelle, les idées exposées dans ces documents secrets, peut
garantir avec certitude qu’il s’agit bien là de déclarations authentiques
portant l’empreinte de l’esprit souple des Juifs qui aspirent à l’hégémonie
mondiale ; si authentiques et si vraies que jamais aucun cerveau aryen .
même si la haine antisémitique le poussait à la falsification et à la calomnie
. ne serait capable de concevoir en aucune façon ces méthodes de lutte
ces plans, ces ruses et ces duperies. » [Page 74.]

Il écrit plus loin : « Dans ce livre, le plus précieux de tous le peuple allemand
a enfin tous les arguments nécessaires pour dissiper les doutes et les scrupules une

fois pour toutes […] Tous ceux qui savent réfléchir doivent lire ce livre, l’étudier
et le diffuser le plus possible […] Car à présent nous tenons entre nos mains ce
qu’’aucune roublardise, aucun démenti, aucun mensonge stupide et impertinent ne
nous arrachera : le plan nettement tracé, élaboré depuis des siècles dans un même
esprit, le plan visant à l’anéantissement de toute vie indépendante des peuples en
vue de l’établissement de l’hégémonie mondiale sioniste éternelle sur les ruines des
systèmes d’état de tous les autres peuples et races ! » [Page 386.]

Dans pareil cas, la recherche de l’identité de l’auteur des Protocoles devient
un problème de second plan, car le texte du document prouve suffisamment
qu’’aucun cerveau aryen au monde n’aurait été capable d’élaborer un tel
programme.

1er août 1943

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